Type

Toutes les races de lapins possèdent un type déterminé. Celui-ci peut être propre à une race (ex. : Lièvre Belge) ou, au contraire, commun à plusieurs races (ex. : type ramassé du Bélier Français, du Fauve de Bourgogne... ).

L'aspect général et la taille d'un lapin (et par extrapolation son poids) forment les coordonnées du type de l'animal. On distingue les types svelte (ex : Lièvre Belge), cylindrique (ex : Lapins de Vienne), conique (ex : Blanc de Vendée) et ultra convexe (ex : Béliers). Par ailleurs, un lapin de type ramassé est dit bréviligne à l'inverse d'un lapin de type allongé dont on dit qu'il est longiligne.

L'aspect général se rapporte à la vision globale de toutes les parties du corps de l'animal : tronc, tête, membres formés de différents tissus (osseux, musculaires, nerveux, conjonctifs...) constituant parfois des organes à visée fonctionnelle spécialisée (poumons, intestins, foie, coeur...). Tous concourent à réaliser l'ensemble de sa constitution corporelle.

La taille dépend de l'élongation du squelette de l'animal permettant de classer les lapins en races géantes, moyennes, petites et naines.

Le poids, reflet de l'accroissement de tout ou partie des tissus, doit toujours aider à parfaire l'équilibre structural du lapin ce qui transparaît au travers de son allure constamment empreinte de puissance et de souplesse.

Pour la grande majorité des races, à l'exception des nains, la simple vision d'ensemble de l'animal doit permettre de différencier les sexes. Les têtes larges et fortes, les thorax puissamment développés, les membres relativement épais, la musculature bien extériorisée caracté­risent généralement les mâles. Les femelles présentent, toutes proportions gardées, plus de finesse générale. Leurs têtes sont plus étroites et plus fines; leurs corps paraissent plus allongés avec une ossature un peu plus légère. Seuls leurs arrière-trains ont un développement plus accentué avec un bassin large.

 

Les principales parties du corps du lapin sont les suivantes :

La tête

Qui comprend la face, le front et le crâne.
La face s'étend d'avant en arrière des maxillaires supérieurs et inférieurs jusqu'en partie haute (caudale) des os nasaux constituant le chanfrein et déborde sur les côtés jusqu'aux os des pommettes. L'os frontal, sous lequel est situé l'orbite oculaire, entame la partie du crâne constituée également des os pariétaux, de l'os occipital qui s'articule sur la première vertèbre et des os temporaux latéraux dotés chacun d'un orifice : le trou auditif.

Sa configuration laisse apparaître un front large, un chanfrein plus ou moins incurvé, un nez assez prononcé. La tête se termine enfin par les lèvres supérieure et inférieure. Latéralement, les joues sont bien remplies.

Les yeux bien ouverts sont vifs et expressifs.

Coiffant la tête, les oreilles velues et pourvues de puissantes attaches cartilagineuses, tout particulièrement à leur base, s'arrondissent plus ou moins à leurs extrémités.

 

Le cou

Où débute la colonne vertébrale avec sept vertèbres cervicales paraît court et suffisamment musclé assurant le passage sans transition perceptible de la tête au tronc (nuque).

 

Le tronc

Est caractérisé par :
une ligne dorsale s'étendant de la nuque à la croupe où se poursuit la colonne vertébrale charpentée par douze vertèbres thoraciques puis sept lombaires. Sa trajectoire est régulière, plus ou moins incurvée, sans aucun affaissement ou saillie. Vue de dessus, cette ligne dorsale a une largeur quasiment identique sur toute son étendue avec toutefois un épaississement des masses musculaires au niveau du râble,

des épaules bien développées et serrées au corps, ce qui rend peu perceptible le mouvement des scapula (l'équivalent animal des omoplates de l'homme) dont les fosses sont garnies de muscles. Elles se prolongent par un bras musclé dont l'os est l'humérus,

une région pectorale ample et suffisamment descendue qui ne laisse pas percevoir de saillie sternale,

des côtes (sternales et asternales) correctement arquées et s'étirant latéralement et d'avant en arrière donnant une configuration quelque peu courbée au thorax,

un abdomen non distendu et de bon maintien,

une croupe supportée par quatre vertèbres sacrées soudées, les os du bassin auxquels s'ajoutent les premières vertèbres coccygiennes. Elle est franchement arrondie, sans saillie osseuse et se prolonge latéralement par les cuisses dont les os sont les fémurs. Celles-ci sont très charnues et modèlent la partie arrière du tronc sans écartement démesuré

 

La queue

Prend naissance à la base de la croupe et se plaque sur le corps du lapin. Elle est suffisamment longue et inclut les dernières vertèbres coccygiennes encore dits caudales.

 

Les membres

Comprennent :
en prolongement des épaules et des bras, les membres antérieurs formés de l'avant-bras (dont les os sont le radius et l'ulna), les os du carpe et du métacarpe correspondant à ceux de notre poignet et de la paume de notre main. Ils sont posés sur cinq doigts ongulés,

en prolongement des cuisses qui en font partie, les membres posté­rieurs sont repliés sur eux-mêmes. Partant des genoux (jonction fémoro-tibiale dont l'amplitude est limitée par la patelle, équivalent de notre rotule), ils se continuent par la jambe dont les os sont le tibia et la fibula. Viennent ensuite les os du tarse dont l'arrière forme le talon et ceux du métatarse. Ils se terminent par quatre doigts pourvus d'ongles.

 

 

Le fanon

Résultant d'un décollement transversal de la peau qui se fait plus lâche, lorsqu'il est admis chez la femelle doit rester simple et localisé à la partie antérieure du cou, régulièrement arrondi et non dévié.

 

Le bouton

Excroissance glandulaire et peaucière bordant le menton des mâles, ne doit pas avoir de taille excessive, ni résulter d'une inflammation locale caractérisée