Le Bélier Français

Pays d'origine : France
Créateur :
CORDONNIER
Ascendance :
grands lapins régionaux et Lop
Importance :
répandue
Standard adopté le 25 mars 1922 par la Société Française de Cuniculiculture
et homologué le 8 mai 1922 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.

 

Club de race national officiel : Club Français des Lapins Géants

Clicclub3

Historique et généralités

Dans son admirable ouvrage : "De la variation des Animaux et des Plantes " (1968), DARWIN écrit : " tout le monde a vu les lapins à immenses oreilles tombantes si souvent exposés dans les concours : on élève sur le Continent diverses sous-races voisines.., ". Le grand naturaliste parle, après DELAMER dont il cite l’ouvrage " Pigeons and Rabbits " des Lopes à rames (oreilles se détachant à angle droit) ; des demi-Lopes (une oreille pendante) et enfin du Lope parfait (deux oreilles pendantes) avec plusieurs remarques pertinentes sur la descendance de ces animaux. Dans un autre chapitre du même ouvrage, l’étude craniologique du lapin amène Darwin à parler encore du Bélier. Bien entendu, DARWIN s'adresse aux Béliers Anglais de l'époque, mais il mentionne tout de même les sous-races voisines du continent, prouvant ainsi qu'elles existent.

 

MARIOT-DIDIEUX, au milieu du 19e siècle, décrit dans son " Guide pratique de l’éducateur de lapin ", le lapin Bélier ou Rouennais, comme l'une des trois sous-races du lapin domestique, puis parle du Lope au titre de race de fantaisie.

Pierre MEGNIN (Le lapin et ses races, 1888) cite le Bélier Normand avec " des oreilles tombantes mais touchant à peine terre et nullement exagérées comme dimension "Corps large et bien ramassé, tête un peu épaisse, mais pas trop lourde. Race la plus forte de nos lapins Français : 6 à 7 kg ". L’auteur fait ressortir les différences déjà fort importantes qui existent entre le Lope et le Bélier Normand.

Le Professeur CORNEVIN (1895) n’ouvre qu’un chapitre pour les lapins Béliers dans son traité de zootechnie, mais distingue lui aussi les Lopes des Béliers Normands ou de Rouen.

Le manuel spécial sur l’élevage du Bélier publié par l’Orphelinat Agricole de Saint Martin en 1881, s’il décrit avec assez de précision ce que MEGNIN appelle Bélier Normand, insiste encore plus sur l’aspect utilitaire de l’élevage du Bélier Français.

N’oublions pas encore de dire que le Docteur RUIS de LAVISON, directeur du Jardin d’Acclimatation de Paris, mentionnait dans son bulletin de l’automne 1863 les deux races, Françaises et Anglaises, dont plusieurs spécimens étaient présentés aux visiteurs.

C’est à Eugène MESLAY qu’il appartint en 1900 dans son ouvrage base " Les races de lapins ", de bien situer sans équivoque les deux populations.

L’origine exacte de Béliers, Anglais et Français, reste encore assez ambiguë aujourd’hui, et surtout leur interdépendance. Pour les auteurs d’Outre-Manche, et notamment pour KNIGHT, l’Angleterre reste la mère patrie.

Ce fut aussi l’opinion en Belgique de René BERTAUT et en France de Pierre MEGNIN, ainsi que de J. de FOUCAULT.

Que M. GIRARD, ancien directeur du Jardin des Plantes de Lyon, se soit installé à Paris, avenue de Ségur, en 1852, et qu'il ait importé l'année suivante pour son magasin d'animaux de basse-cour, des Béliers d'Angleterre dont le relieur de l'avenue de Breteuil, CORDONNIER, tira des Béliers Français par croisement avec des Normands ou assimilés et des Géants, nous ne voulons pas l'oublier, mais nous n'oublions pas non plus que MARIOT-DIDIEUX pensait que les Lopes pouvaient aussi bien avoir été obtenus par des croisements avec notre lapin Bélier Normand ou Rouennais. En fait des lapins à oreilles tombantes sont apparus au cours des siècles dans de nombreux clapiers sans que l'attention se fixa sur eux. La fancy anglaise s'en saisit vraisemblablement plus tôt que dans d'autres pays, mais dans le sens sportif uniquement, alors qu’en France, le Bélier de nos campagnes fut longtemps dans l'indigénat pour une production plus que pour une compétition.

Les premières importations allemandes de Béliers Français remontent à 1869. C'est en octobre de cette même année que WORNER fit venir d'Avignon par l'intermédiaire de MEYER de Tubingen, trois lapins Béliers.

Des importations semblables se renouvelèrent à plusieurs reprises. Le dernier transport en provenance d'Avignon comprenait 16 sujets et arriva le 22-7-72 à Tubingen. Après un déclin de plusieurs années, un regain d'intérêt se manifesta, en Allemagne, vers 1910. Puis, conclusion suprême de l'attrait pour la race, le Bélier Français fut baptisé outre-Rhin en 1933, Bélier Allemand.

L'expert Helvétique A.TSCHAN, a signalé que la race était déjà élevée en Suisse en 1899.

Le standard, élaboré par la commission des standards de la Société Française de Cuniculture. présidée par Mme du BERN de BOISLANDRY et composée de MM. MESLAY, SAUTON, MAGNIN et CAUCURTE avec l’aide de MM. ESTIOT et LAURENÇON, éleveurs spécialistes, d'après les données d'Eugène MESLAY, fut accepté le 25 mars 1922.

Bibliographie : La France Cuniculicole Bulletin officiel Novembre 1973 J.ARNOLD

blier franais tte 2.jpg - 456.77 Kb

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal 5,5 kg et plus.
Corps ramassé et massif, particulièrement large et profond.
Pas de cou.
Tête très forte, front large, chanfrein franchement busqué.
Couronne nettement ressortie et traversant bien le dessus de la tête en largeur.

Lire aussi: Le Bélier Français par J Arnold, Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973

Le Géant blanc du Bouscat

Pays d'origine : France
Créateur : Paul DULON (33 Le Bouscat)
Ascendance : Angora, Argenté de Champagne, Géant des Flandres
Importance : assez répandue en France
Standard adopté par la Société Française de Cuniculiculture le 20 juin 1924

 

Club de race national officiel : Club Français des Lapins Géants
Clicclub3

 

Historique et généralités.

C'est une race de création plus récente qui a été obtenue par croisement de trois races : Argenté de Champagne, Géant des Flandres et Angora. Elle a été mise au point dans le Sud-0uest de la France et plus précisément au Bouscat dans la banlieue Bordelaise par M. et Mme DULON en 1906. Ses créateurs l'avaient d’abord baptisée "Herminé" puis, et de façon définitive, Géant Blanc du Bouscat, dénomination indiquant la taille, la couleur et le lieu d'origine de la race. Sa zone géographique d'élevage se situe dans la quasi totalité des régions Françaises.

elevage m dulon

 

Au départ, le but de ses créateurs fut d'obtenir un lapin à poils ras ayant une fourrure aussi blanche, avec les mêmes reflets d'argent et les mêmes fils de soie, que l'Angora. Les premiers croisements furent opérés entre l'Angora et l'Argenté de Champagne, ce qui donna "un joli petit lapin blanc mais un peu petit" d’après DULON. Ils utilisèrent ensuite le Géant des Flandres gris lièvre qui donna d'abord des lapins colorés et enfin un superbe lapin : Le Blanc de Bouscat.

Cette race a été exposée pour la première fois à Paris en 1910, puis plus tard en province ; le 20 Juin 1924, fut adopté le premier standard par la S.F.C. (Société Française de Cuniculture).

Bibliographie : Les cahiers du Conservatoire (mars 1981)

 

Lapin Géant Blanc du Bouscat

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal 6 kg et plus.
Corps robuste et assez allongé, le tronc particulièrement développé dans sa partie postérieure.
La ligne dorsale forme un léger arc. Les cuisses émergent quelque peu.
Tête présentant un chanfrein assez busqué.
Oreilles assez épaisses en harmonie avec le type ; ne doivent pas dépasser 20 cm ; extrémités arrondies.
Fourrure assez longue (35-40 mm). Les poils recteurs nettement visibles pour assurer le reflet givré.

Le Géant des Flandres

Pays d'origine : Belgique
Ascendance : lapins Géants Flamands
Importance : très répandue
Standard adopté le 10 décembre 1919 par la Société Française de Cuniculiculture
et homologué le 8 février 1920 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.

 

Club de race national officiel : Club Français des Lapins Géants
Clicclub3

 

Historique et généralités

Au début de notre siècle, les opinions ont continué à se passionner pour savoir s’il venait d’Amérique, voire de Patagonie, ou tout simplement de notre continent.

 

A titre anecdotique, relevons quelque avis d'anciens auteurs.

DEMUSSET : Dans le cours d’Agriculture de l'abbé ROSIER (1809), on signalait l’arrivée du lapin Américain en Europe de fraîche date. C'était ce fameux lapin Patagonien, dont d'aucuns ont voulu faire ensuite l'ancêtre de nos Géants, MM. MEGNIN, NAUDIN, de FOULCAULT acceptèrent dans la seconde partie du 19e siècle cette origine, et la défendirent.

DARWIN, dans son célèbre ouvrage " De la variation des animaux et des plantes " rapporte que selon ALDOVANDRI (1637), on élevait des lapins quatre fois plus gros que les ordinaires d’après les dires de P. VALERIANUS. Le Professeur CORNEVIN qui reprend cette assertion dans son traité de Zootechnie (1895) en conclus : " Race (les Géants) sûrement d'origine européenne, car en 1555, le nouveau monde n'avait que très peu de lapins... ".

Eugéne MESLAY (1900), tranche en faveur de l'origine européenne, et plus précisément Flamande, ce qui est l'opinion des auteurs anglais. Les spécialistes cunicoles d'Outre-Quiévrain : P. BERTAUT, P de KEGHEL et V. PULINCK-EEMANN font descendre le Géant des Flandres du Steenkonijn, ou lapin Agouti se rapprochant de notre garenne, et Louis Van Der SNICKT insistait dans ses écrits sur la tradition gantoise qui exploitait sur une grande échelle ce lapin depuis des années. Les faubourgs de Gand étaient en effet un berceau de la race. De nombreux amateurs, issus de la population mi-maraichère, mi-industrielle avaient fondé des Sociétés d'élevage, dont les noms assez singuliers : " Les Sans Peur ", " Les Frères du Dimanche ", " La Pucelle de Gand ", les " Jeunes Commerçants ", témoignent de tout un climat passionné, qui contribua certainement à dynamiser au plus haut point cet élevage. Ces Sociétés avaient des jours de réunion fixes où tous les membres devaient assister sous peine d’amende. Elles organisaient des Concours de Poids, individuels et par groupe et bien entendu des présentations qui devinrent plus tard des expositions. Pour résumer cette ambiance particulièrement colorée et entrainante, citons le juge A.Van den KERCKOVEN : " L’amateur de Géants a son estaminet, où il ne rencontre, ne voit, ne lit, ne mange, etc…, ne trinque qu’avec les éleveurs de Géants ".

Le standard Gantois d'origine remonte à 1895. Il fut élaboré le 10 novembre lors d'un Concours de jeunes, et discuté l’après-midi sous la présidence de M.NYPELS. De nombreuses expressions de ce standard figurent encore dans le standard Belge actuel. Deux classes étaient admises : le gris agouti à ventre blanc, et le gris fer à ventre foncé, qui était très prisé à l'étranger et qui était élevé, bien que d’un type moins prononcé, pour satisfaire les désirs des acheteurs Allemands et Anglais.

En Allemagne fut fondé en 1897, le Club des éleveurs de Géants Belges à Leipzig. Depuis 1937, on parle de Géants Allemands Outre-Rhin !

Les fanciers Anglais se spécialisèrent longtemps dans la variété dite " Dark Steelgrey ", sorte de gris de fer assez foncé, avec le dessous du corps très pâle, voire blanchâtre. Le type manquait souvent d'allure, parce que trop court. C.WREN et A.J. WATTS furent durant des années de chauds supporters de cette unique variété. Le standard Anglais actuel a étendu ses variétés.

En France, après la monographie d’Eugéne MESLAY qui servit longtemps de bible pour les principales races, la Société Française de Cuniculture, et plus particulièrement sa commission des standards présidée par la Vicomtesse du BERN de BOISLANDRY et composée d'E. MESLAY, R. CAUCURTE, H. ESTIOT et R. SAUTON, après consultation du Juge Belge P. de KEGHEL, et du Juge Français , E. DESREUMAUX , ainsi que des éleveurs spécialistes, Mme E. BERNHARD ( la créatrice du Hotot) et P. BEZIN, établirent le 10.12.1919 le standard, se rapprochant directement du standard Belge. Les variétés Gris Lièvre, Gris Fer, Noir et Blanc à œil noir y furent mentionnées.

On ne saurait faire ce rapide tour d'horizon historique sans mentionner que le Club Français du Géant, devenu le Club Français de Cuniculture, fut fondé le 11 février 1926, avec pour président E. DESREUMAUX, et secrétaire, le Vicomte J. de GUERDAVID.

Parmi les ardents protagonistes et excellents éleveurs de Géants des Flandres, qu’il nous soit permis d’évoquer la mémoire de P. BEZIN, et de citer tout spécialement l’actuel Président d’Honneur du C.F.C , André POUPARDIN qui entre autres trophées remporta en 1956 à Paris le Prix du Président de la République, avec un magnifique parquet.

Rappelons aussi qu’en Allemagne, le nom de W. BOXHEIMER, élève de L. ABENHEIM, est intimement lié à l’essor de la race, qu’il a élevée plus de quarante années. A Stuttgart, en 1966, sa présentation comptait 23 animaux !

Bibliographie : La France Cuniculicole Bulletin officiel novembre 1973 J. ARNOLD

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal 7 kg et plus.
Corps grand, long, large et profond. Vu de dessus il a la forme d’un rectangle.
Puissante musculature. Bonne adhérence de la peau.
Pattes fortes.
Oreilles grandes, épaisses, portées droites, en harmonie avec le type, de longueur idéale comprise entre 19 et 20 cm.

 

gant des flandres blanc-standard ee.jpg - 42.95 Kb

Lire aussi: Le Géant des Flandres par Jacques ARNOLD Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973

Le Géant Papillon Français

Pays d'origine : France
Ascendance : lapins tachetés
Importance : répandue partout
Standard adopté le 8 novembre 1925 par la Société Française de Cuniculiculture

 

Club de race national officiel :Club Français des Lapins Géants
Clicclub3

 

Historique et généralités

Le Géant Papillon Français est ainsi appelé en France depuis 1954, année où son club a décidé d'unifier les anciennes appellations : Papillon Français et Papillon de l'Est. En Allemagne, il s'agit du Papillon Allemand, en Hollande c'est le Lorrain, et en Suisse, nous avons à faire au Tacheté Suisse. Ce Géant Papillon a une poly-nationalité sur le plan européen, et son origine est considérée comme Belge, Française et Allemande. En fait, les populations primitives plus ou moins tavelées ont été observées dans différents pays. Il fut un temps lointain où la distinction avec le Papillon Anglais n'existait pas, aussi ahurissant que cela puisse paraitre aujourd'hui. C'est le traité pratique de BONINGTON MOWBRAY, qui, en 1822, parle de " smut " pour désigner les taches que l'on rencontre sur la robe de certains lapins, puis plus précisément une tache située sur un des côtés du nez. Le "double smut" situa ensuite deux taches de chaque côté du nez. Enfin, le terme " Butterfly smut " commença à mieux préciser le dessin du lapin papillon Égyptien, lapin de Tauzac, firent partie des appellations anciennes, ainsi que Japonais.

 

En fait, tous les lapins Papillons connus de nos jours, y compris le Rhénan, voire des races dérivées comme le Hotot, proviennent de lapins communs plus ou moins tachetés, élevés dans tous les pays du monde, et qui, du point de vue génétique, s’insèrent dans la grande classe des lapins panachés.

Dans les campagnes, ces peuplements d'origine ont toujours eu la faveur des agriculteurs et de leur famille. C’est ainsi que dans l’Ouest de la France, ils étaient connus depuis longtemps comme lapins Papillons, quand ils étaient assez marqués : dans le cas contraire, ils tendaient vers ce que l’on appelé le lapin à lunette, dont le Royal Normand fut l'exemple accompli. En Belgique et en Allemagne, on parlait du " Lapin de Pays " pour caractériser un type de lapin tacheté semblable à l’ancien Papillon Français, mais sans tache nasale. Sa sélection fut poursuivie un temps dans la région de Krefeld.

Voici l'opinion d'Eugène MESLAY, telle qu'elle se manifestait dans le numéro du 15.11.1912 de " Lapins et Cobayes " : " Le lapin Papillon dérive d'une race commune très ancienne, mais très répandue, caractérisée par une raie le long du dos ; une tache plus ou moins grande existe sur chaque hanche ; le reste du corps, comprenant les pattes et la queue, est entièrement blanc, mais les oreilles sont colorées et souvent aussi il y a quelques mouchetures sur la face". En remontant dans le temps MARIOT-DIDIEUX ne parlait que de lapins à robe pie.

La phrase suivante de Mme du BERN de BOISLANDRY en dit long sur l'inconstance de la marque du nez en 1900 : " Quand les narines sont noyées dans une tache noire, l'animal atteint alors la perfection ".

Les photos publiées par " Lapins et Cobayes " et plus tard dans les numéros spéciaux de " Vie à la Campagne " sont-elles aussi pleinement significatives du travail à accomplir en France, avant 1930, pour aboutir à ce que nous voyons aujourd'hui en exposition comme Géant Papillon. Reconnaissons que les Allemands étaient en avance sur nous avec leur Géant Papillon, et les photos illustrant les ouvrages de P. MAHLICH et A. WILL, en font foi.

Les types de ces lapins tachetés de grande taille semblent s'être orientés très tôt vers une optique pratique.

D'où l'attrait précité dans les campagnes. Tous les auteurs s'accordent alors sur la bonne conformation, la qualité de la chair, la précocité et la prolificité de ces lapins. Qu'il s’agisse des lapins de Pays, des Papillons Français, des lapins à lunettes.

En France, grâce aux efforts du président AMOUR, l'essor du Géant Papillon n’a fait que croître depuis plus de dix ans. La perfection des marques s'est affirmée magistralement, alors que l'accroissement de la taille pour passer de l'ancien Papillon Français au Géant Papillon n'a pas été poussé trop hâtivement au détriment de la conformation, et des éminentes qualités pratiques qui en découlaient.

S'il y a une dizaine d'années encore, les Tachetés Suisses, les Lorrains de Hollande et les Géants Papillons Allemands se distinguaient les uns des autres par quelques traits particuliers, ceux-ci se sont bien atténués aujourd’hui. Ainsi, avons nous été assez surpris de voir à Zurich (1973) des sujets Tachetés avec des flancs moins plaqués et une fourrure moins rude qu'auparavant. Là, comme dans d'autres races, les courants internationaux créent des rapprochements élargissant favorablement l'unité de sélection.

Bibliographie : LA FRANCE CUNICULICOLE Bulletin officiel Novembre 1973 J. ARNOLD.

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal 6 kg et plus.
Corps allongé, uniformément développé.
Fourrure sans longueur excessive avec des poils recteurs discrets pour favoriser l'expression du dessin.
La délimitation de l'ensemble des marques du dessin doit être la plus tranché possible.

gant papillon franais bleu1.jpg - 676.37 Kb

Lire aussi: Le Géant Papillon Français par Jacques ARNOLD - Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973