Doré de saxe

Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Lapins Fauve, Feu Noir
Importance : Peu répandue


Historique et généralités.

C'est en 1925 que Richard BENNACK de Röhrsdorf (ouest de la Saxe) projeta de créer un lapin doré, sa teinte or devrait être régulièrement répartie sur toutes les parties du corps et son type être analogue à celui du Chinchilla.
Il commença par accoupler un mâle commun de couleur "fauve" avec une femelle Japonais a dominante "jaune" extrême. Puis il essaya avec un argenté crème, ce qui n'améliora guère ses résultats mais ajouta un problème supplémentaire : l'argenture, qui s'avérera difficile à éradiquer par la suite. Mais les résultats se faisant attendre, BENNACK poursuivit ses croisement avec d'autres races: des Havane, des Chinchilla, des Feu Noir et des Néo-Roux.
La seconde guerre mondiale interrompit ses travaux et dispersa presque tout son cheptel.
En 1945, son fils reprit le flambeau avec un reliquat du cheptel paternel et avec des croisements mieux ciblés. Il profita certainement de l’importation jusque dans les années 50, de Thrianta en provenance des Pays-Bas. Il réussit à présenter les premiers Doré de Saxe à Leipzig (Allemagne de l'Est) en 1953. La race fut reconnue et admise au standard allemand en 1961.
Le Doré de Saxe a été admis au Standard français en 1984. Depuis 2015, il est jugé en France selon le Standard européen.
Rédaction initiale : Jacques CZESCHAN Bibliographie : Unsere Kaninchenrassen Oertel et Spöver Reutlingen B.J. Werner Konijnen Voeding, huisvesting en verzorging Complément Edwin Broekhuizen (décembre 2018)

Richard BENNACK

Caractéristiques essentielles à rechercher selon le Standard européen :

Poids idéal compris entre 2,750 kg et 3,250 kg. Conformation courte et trapue. Rotondité d'ensemble assez prononcée. La tête bien collée au tronc. Longueur idéale des oreilles entre 9 et 11cm. Fourrure très dense de longueur moyenne. Couleur rouge or lumineux uniformément intense et pure. Sous-couleur de tonalité dorée un peu atténuée descendant le plus profondément possible.

Photo : Michel GRUAZ


Présentation réalisée par Jean-Jacques Ménigoz (janvier 2019)

Gris Perle de Hal

Gris Perle de Hal – Std belge 2010

Pays d'origine : Belgique
Ascendance : Havane Français
Importance : peu répandue

Race intégrée dans le standard français édition 2015

Club de race national officiel : Pas de club en France

Contact : Rudy PAUWELS – Président du Club des Races Belges

Historique et généralités.

Le gris perle de Hal a été créé à partir de 1912, par M. Auguste VERVOORT, à Hal, en Belgique (Brabant flammand).

Nous reprenons ici les propos de M. VERVOORT ;
« Le Gris Perle de Hal naquit de l’accouplement d’un mâle Havane français, venant des environs de Binche, avec cinq femelles Havane français, toutes sœurs. Dans chaque nid se trouvait un lapereau argenté : au total trois femelle et deux mâles. Ces jeunes croisés entre eux, donnèrent dans la suite du gris perle pur sans aucune exception et sans aucun retour vers le type primitif. Le jeune Gris Perle naît argenté ; il est facile à élever ; il est robuste et toujours en bon état. Les nichées sont de trois à six petits.
La robe est uniformément gris perle. Ce qui est remarquable, c’est que la jarre et la bourre sont absolument de la même teinte, alors que chez beaucoup de lapins le fond est blanc.
Dès le début on me mit en garde contre la consanguinité. Les uns me conseillaient d’introduire du Bleu de Beveren, d’autres du Bleu de Saint Nicolas. Je me disais, le Bleu de Beveren est plutôt ardoisé ; le Saint Nicolas est bleu clair ; mes lapins sont gris pâle. Je ne puis altérer leur teinte délicate en y introduisant du gris ardoise ou du bleu et après réflexion, je décidai de retravailler avec du Havane français.

Pour regénéré ces souches, M. VERVOORT se résolu donc à introduire que du Havane français. Reprenons ses explications : « J’achetai donc une femelle Havane français primée, la fit saillir par un beau mâle Gris perle et obtins, dès la première nichée, un tiers Gris perle et deux tiers Havane (porteurs de Gris perle). Dans ce tiers Gris perle, je choisis pour la saison suivante mes reproducteurs. J’avais, une première fois, regénéré.
J’ai fait depuis d’autres introductions de Havane français, sans atteindre le succès dès le premier croisement. Il faut quelquefois attendre la seconde génération avant d’obtenir le Gris perle

La race a été homologué le 05 octobre1926 par la Fédération Nationale de Belgique. Dans le standard de la Société Française de Cuniculiculture, édition 1927, le Gris Perle de Hal est présent. Sa première apparition en France date de 1920.

Après la seconde guerre mondiale, il ne resta plus que quelques sujets. La race Gris Perle de Hal fut même déclarée éteinte après 1945.

Plus tard, devant la rareté de la race, un travail de reconstitution sur la base du Havane français, a été mené à partir de 1961 par Alphonse FOXHALLE de Xhendelesse-Herve en collaboration avec Joseph RONDAY de Verviers.
Ont également travaillé à la régénération de cette race, jusqu’au début des années 1980, Messieurs Robert AUREZ de Waterloo, Gustave CHAPELIER de Xhendelesse-Herve, KNOTT de Verviers et VANEYDEN de Bruges.

La présence du Gris Perle de Hal est relevée dans les Standards français jusqu’à l’édition de 1972. Dans la publication de 1984, la race n’est plus décrite.

Elle ne s'est jamais vraiment diffusée en dehors du territoire belge.

En italique : extraits de « Nouveau traité d’élevage » Ouvrage édité en 1928.

 

Caractéristiques à rechercher selon le standard belge

Poids idéal 2,000 kg à 2.500kg.
Corps : trapu et sans cou – rechercher une ligne dorsale la plus horizontale possible.
En raison de ses formes bien remplies ce lapin est gracieux et élégant.
Fourrure : de longueur assez courte avec beaucoup de sous-poil. Soyeuse, de structure fine, lustrée et lisse.
Tête : courte avec des joues pleines, chanfrein légèrement busqué.
Oreilles charnues, aux extrémités arrondies. Longueur de 8 à 10 cm.
Couleur gris perle uniforme, correspondant à un bleu clair grisâtre doux avec un reflet platiné.
Entre-couleur très légèrement plus foncée que la couleur de couverture. Sous-couleur du manteau se rapprochant de la couleur de couverture.

GPH2

Gris Perle de Hal – Rudy PAUWELS

Commentaires

La pigmentation des ongles est parfois faible – punir lorsque la dépigmentation est totale.
Vu sous un certain angle, les yeux présentent un reflet rougeâtre.
L’extrémité des oreilles doit être charnue.
Pour obtenir une bonne couleur de couverture (fumée d’un cigare), il faut que l’entre-couleur soit légèrement
plus foncée que la couleur de couverture. Il peut alors exister un petit manque d’uniformité au niveau de la
couleur de couverture.
Une couleur trop claire ou trop foncée et généralement liée à une profondeur de teinte uniforme.
Pour obtenir la bonne couleur il est nécessaire qu’un léger voile brunâtre soit présent uniquement au niveau du nez.

             GPH3

 

 

 

 

 

 

 

Gris Perle de Hal – Les Amis du Petit Elevage

GPH4

Bleu de Saint Nicolas – Beveren – Gris Perle de Hal

Photographie R. DERAVET

Présentation réalisée par Jean-Jacques MENIGOZ avec l’aide de Rudy PAUWELS et Richard DERAVET

Jarres Noires (Schwarzgrannen)

Jarres noirs (Mars 2019)

Jarres noirs  -  Photo Eddy MAYEUR

Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Chinchilla
Importance : peu répandue

Race intégrée dans le standard français édition 2015

Club de race national officiel :
Association Nationale des Éleveurs de Lapins de races Feu Feh Chinchilla et dérivées
Président : Eddy MAYEUR
67 rue d'Hirson 59186 ANOR
03 27 59 54 34
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Historique et généralités.
Extrait des 9ème journées européennes de formation pour les juges cunicoles (Steffen WEHRLE – mars 2012)

Evoqué pour la première fois en 1936, par Prf. Dr ; Hans Nachtsheim.

Dans un second temps, des sujets cités dans le « programme d’élevage Dahlmer » ont probablement été décrits sous la dénomination « Chinchilla jaune » (chenillé brun).

Au début des années 60, à Celle, Niehaus, entreprit une sélection en croisant des lapins « Néo-Zélandais rouge » et des « Grand Chinchilla ». Résultat, aucun sujet blanc pur aux yeux bruns, mais des lapins rouge avec un voile suie et des poils de jarre foncés, peu discernable sur le pelage rouge.

En 1968, Niehaus poursuit sa sélection en relation avec des éleveurs de l’ancienne Tchécoslovaquie. Objectif obtenir des lapins de la taille du Chinchilla.

Franticek Provaznik originaire de Holice (aujourd’hui en Tchéquie) entreprit un travail de sélection en croisant des lapins « Chinchilla et Petit Agenté crème ». Il obtint ses premiers Jarres noirs dès la génération F2. En 1976 la race est reconnue en Tchécoslovaquie.

En parallèle, en République Démocratique Allemande (DDR), une sélection était réalisée sur la base de croisements de lapins « Chinchilla – Dorée de Saxe ». Travail génétiquement comparable au croisement « Grand Chinchilla – Néo-Zélandais rouge ».

En 1980, reconnaissance au Standard de la République Démocratique Allemande (DDR).

En 1991, introduction dans le Standard allemand. 1995, dans le Standard européen.

Willy Schopf, décédé en 2010, a fortement contribué à faire connaître et à diffuser en Allemagne le Jarres noirs, après la chute du mur de Berlin en 1989.

                        jqrresNSchopf   Willy SCHOPF

Caractéristiques à rechercher

Poids idéal 2,500 kg à 3.150 kg
Corps : cylindrique et trapu – nuque courte et forte (cou peu visible).
Fourrure : longueur moyenne, très dense en sous-poil. Les poils recteurs sont souples et régulièrement répartis.
Tête : courte forte et large – bien collée au tronc.
Oreilles :  consistantes - longueur idéal de 9 à 10.5 cm.
Couleur : couleur fondamentale blanche sur tout le corps. Elle est assombrie par la pigmentation foncée (nuance claire à moyenne) de la pointe des poils recteurs et tecteurs régulièrement répartis sur la toison.
Marques « agouti » blanchâtres.
Sous-couleur : blanc pur sur tout le corps.

Jarres noirs – Photo KLEINTIERNEWS
Jarres noirs – Photo ZDRK
Présentation réalisée par Jean-Jacques MENIGOZ – Traduction historique Jeannine JEHL et Michel LUTZ

Petit Argenté Clair

 

Petit Argenté clair - Photo : HK-Verlag Kaninchenzeitung

Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Grand Argenté clair – Petit Argenté noir et Nain noir
Importance : peu répandue en France
Race intégrée dans le standard français édition 2015

Club de race national officiel : Association Nationale des Argentés
Président : Pascal RUMMELIN
140 route d'Épinal - 88220 HADOL
03 29 32 50 31
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Historique et généralités.

Les lapins argentés font partie des plus anciennes mutations connues du lapin domestique. L’on trouve même chez les lapins sauvages, des individus avec une argenture.
Il n’est pas faux de penser que les lapins argentés sont apparus dès le début de la domestication, ou ont même été présents dans les premières populations sauvages qui ont été domestiquées.

Des lapins argentés de petite taille, en provenance d’Angleterre, ont mis pied sur le continent en 1880 et sont arrivés en Allemagne en 1892. Là, ils se propagent de façon exponentielle, et deviennent bientôt la « race à la mode ». Des éleveurs aisés n’hésitaient pas à faire le trajet vers l’Angleterre afin de faire saillir leurs lapins par des reproducteurs anglais.

La race fut mentionnée pour la première fois dans le Standard allemand en 1880, bien qu’elle n’ait pas encore été élevée en Allemagne. Max BERTHOLD a décrit en 1900, pour la première fois, la race.
Entre 1904 et 1906 ont été créés les premiers Clubs de race des Argentés à Leipzig et Gera. Une vingtaine d’années plus tard, toutes les variétés reconnues à ce jour, avaient, sauf le clair, été créées.

Lors de l’exposition nationale cunicole de 1974 à Stuttgart, le Petit Argenté clair était exposé pour la première fois. Le créateur de cette race était M. GUNDENSCHWAGER de Stuttgart.

Selon son créateur, le Petit Argenté clair est le résultat de croisements entre le Grand Argenté clair, le Petit Argenté noir (type allemand) et des Nains de couleur noir.
L’éleveur s’était fixé un délai de 8 ans pour arriver au but. Malgré quelques déboires, il y est arrivé au bout de 6 années. Ancien éleveur de Grand Argenté clair, il souhaitait avoir un petit lapin avec les mêmes caractéristiques que le Grand Argenté clair.

Le Petit Argenté clair est une petite race. Son standard a été intégré en France dans l’édition 2015, sur la base du texte du standard européen.

Selon des textes d’A. Môller (1978) et du Kaninchenzeitung (10/2009) fournis par Edmund Laumer.
traduction Jeannine Jehl – Montage de la présentation Jean-Jacques Ménigoz.

petit argent clair standard zdrk 2004.jpg - 51.87 Kb

Petit Argenté clair - photo : Standard  ZDRK 20104

Caractéristiques essentielles à rechercher selon le Standard européen

Poids idéal compris entre 2,500 kg et 3,250 kg.
Corps court et trapu, rotondité d’ensemble assez prononcée.
Tête assez forte avec un front et un museau large, bien collée au tronc.
Oreilles consistantes, longueur idéale entre 8 et 10,5 cm.
Fourrure d’une longueur d’environ 2,.5 cm, très dense et épaisse.
Teinte d’ensemble argenté blanc bleuâtre.
Les poils recteurs régulièrement répartis dépassent d’environ 1 cm les poils de couverture (stich).
La répartition adéquate des poils à pointe dépigmentées et des poils entièrement colorés donnent à la fourrure la bonne nuance argentée et sa répartition uniforme.
Sous-couleur bleue foncée jusqu’à la base.

Steenkonijn (Lapin pierre)

Steenkonijn gris garenne – photo Alfons VERVLOET

Pays d'origine : Belgique
Ascendance : Lapin sauvage, Chinchilla, Alaska et Doré de Saxe
Importance : peu répandue en France

Race intégrée dans le standard français édition 2015

Club de race national officiel : Pas de club en France

Contact : Rudy Pauwels, Schoonstraat 45, 9940 Evergem, Belgique

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - président du "Club des races Belges". Club fondé en 1996.

 

Historique et généralités.

Race ancienne, élevée au départ pour la chair. La race descend d’un couplement entre un lapin sauvage et un lapin commun en Flandre. Le lapin de Wachtebeke en Flandre Orientale et le lapin Brabançon en Brabant ont été vraisemblablement utilisés. Ces races n’existent plus mais ils avaient un poids de 4.5 kg.
Le nom de «  steen » lui vient d’une ancienne mesure d’environ 3.5 kg. en usage jadis dans La Flandre occidentale avant l’introduction du système métrique (C’est environ la masse de ce lapin à l’origine, lors de son abattage).
Le nom » steen » voulait aussi dire autrefois en dialecte Flamand Orientale « petit ». Anciennement cette race pesait donc 3.5kg mais la masse a par la suite été réduite.
Les raisons de la diminution de sa masse sont :
>  Conserver à cette race sa grande fécondité, sa remarquable rusticité, et son aptitude à produire de très nombreux jeunes à partir d’élevage ne nécessitant aucune attention particulière. Vraie producteur de jeunes d’un développement rapide, objectifs recherchés et rémunérateurs.

>  Dans la période 1870 – 1914 beaucoup de lapins ont été expédiés pour la chair, depuis La Flandre vers l’Angleterre. Le poids net préféré alors pour les cuisines était 1.5 – 1.7 kg.

En 1934, la race a été officiellement reconnue, à un moment ou son effectif déclinait. Le poids retenu sur le Standard de l’époque était de 2.500 à 3.000 kg.

Son caractère ressemble un peu au lapin sauvage car il s’agit d’une race très vive et alerte.

 

Caractéristiques essentielles à rechercher selon le Standard belge

Poids idéal 2,500 kg à 2.750 kg
Corps : trapu et cylindrique – développement musculaire bien charnu très présent.
Fourrure : assez courte, dense, lustrée, lisse et élastique.
Tête : large à la base, chanfrein légèrement busqué. Le museau n’est pas large et la tête a la forme d’un œuf. Les yeux sont grands par rapport à la tête.
Oreilles : longueur de 9 à 11 cm, bien arrondies au sommet.
Couleur : sont admises les variétés suivantes – gris garenne, gris fer (plutôt foncée), gris lièvre et couleur lièvre.
La couleur des yeux brun foncé chez toutes les variétés. Les ongles sont presque noirs chez toutes les variétés.

Commentaires : Presque tous les Steenkonijn gris garenne qui ont une tache noire au niveau du miroir (front) deviennent trop foncés. On doit aussi toujours fortement punir le ticking irrégulier dans la couleur de la couverture.
La sous-couleur du ventre est bleue pure chez le gris-garenne. Chez les femelles adultes la sous-couleur bleue peut fortement perdre en intensité. Il faut le tolérer.
Lorsque l’entre- couleur est un peu rouge on ne peut pas sanctionner, excepté quand le blanc du ventre montre des traces de jaune.

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Steenkonijn – illustration standard belge 1934

Steenkonijn gris garenne – photo R. DERAVET
Steenkonijn lièvre – photo R. DERAVET
Steenkonijn gris lièvre – photo R. DEERAVET
Steenkonijn gris fer – photo R. DERAVET
Présentation réalisée par Jean-Jacques MENIGOZ avec l’aide de Rudy PAUWELS et Richard DERAVET

Thrianta

THRIANTA       (janvier 2019)

Thrianta - Les Amis du Petit Elevage

Pays d'origine : Pays-Bas

Ascendance : Lapins jaune roux, Feu Noir

Importance : Peu répandue

Contact : www.thrianta-hulstlanderclub.nl  

www.thrianta.eu

 

Historique et généralités

En 1938, un instituteur, éleveur néerlandais d'Assen (province de Drenthe), dénommé H. ANDREAE, se lança dans un travail de création d’une race au coloris orange, en hommage à la couleur de la famille royale néerlandaise.

Il travailla initialement en croisant des lapins Feu avec des lapins jaune-roux.

En 1940, son travail est reconnu et le Thrianta (lapin de Drenthe) est inclus dans le standard néerlandais.

Malheureusement pendant la seconde guerre mondiale, deux phénomènes vont affaiblir considérablement l’effectif de cette race : le rationnement de nourriture mis en place pour alimenter la population et le réquisitionnement par l’armé allemande d’animaux pour envoyer vers leur pays.

En 1958 le nom Thrianta est changé pour « orange tan » (feu orange).

Cependant durant les années 50 la race poursuit sa lente disparition. Des lapins Thrianta partent vers l’Allemagne où ils seront utilisés pour la sélection du Doré de Saxe. Le niveau critique est atteint, la race est alors considérée comme éteinte.

En 1968, M. Coen GELEIN (juge réputé de l’époque) organise un transport en provenance d’Allemagne (Allemagne de l’Est à cette période), pour récupérer des lapins « Doré de saxe » aux Pays-Bas.
Le travail de sélection redémarre et le 01 octobre 1971, le lapin orange hollandais est de nouveau reconnu aux Pays-Bas, sous le nom de « Sachsengoud » d’abord.
Le 01 octobre 1976, il reprend officiellement comme nom « Thrianta ».

Le 02 octobre 1976, le Thriantaclub est fondé aux Pays-Bas. Wil PLASMEIJER en a été pendant très longtemps le principal animateur.

En Grande-Bretagne les premiers « Thrianta sont arrivés au début des années 80. Cette race a été assez rapidement intégrée au Standard du British Rabbit Council.
En Belgique, le Thrianta est présent dans le standard édition 2010.
Sa présence aux Etats-Unis est relevée en 1992. Depuis 2005 le « Thrianta est officiellement reconnu.
Le Thrianta est dans le Standard européen 2015.

Thrianta2

H. ANDREAE vers 1950

 

Caractéristiques essentielles à rechercher selon le Standard Néerlandais :

Poids idéal compris entre 2,400 kg et 2,750 kg.
Conformation courte et trapue.
La tête est courte et large.
Oreilles de longueur comprise entre 8 et 10cm.
Fourrure lustrée avec des poils de bourre dense.
Couleur orange-rouge uniformément intense et pure.                  
Profondeur de teinte s’étendant le plus possible vers la base des poils.

Thrianta – Documents Edwin Broekhuizen
Lapin de gauche trop rouge
Présentation réalisée par Jean-Jacques Ménigoz selon des informations d’Edwin Broekhuizen