Barbu de Gand

 

Barbu de Gand - photo : Michel GRUAZ

Pays d'origine : Belgique
Ascendance : Inconnue
Importance : peu répandue en France
Race intégrée dans le standard français édition 2015
Club de race national officiel : Lapin Club du Barbu de Gand
Président : Claude MEYER
Site : barbu-de-gand.e-monsite.com
Courriel :
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Historique et généralités.

L'histoire du lapin Barbu est aussi incroyable que son apparence. Le voyageur de commerce belge Raoul VERWULGEN découvrit, en été 1956, des bêtes bizarres sur un bout de terrain d'un ermite dans la région du Limousin en France. Il les prit tout d'abord pour des rats musqués.
Ce n'est que dans un deuxième temps qu'il reconnut de grands lapins présentant une apparence unique. Une barbe foncée entourait leur tête et leur donnait une forme particulièrement marquante. Fasciné, il acheta  quelques bêtes et en créa un élevage à Gand en Belgique.

Il présenta en 1961, 1962 et 1963, la nouvelle race sous le nom de "Gentse Baarden" (Barbu de Gand) lors de l’exposition de petits animaux « Het Nerhof » à Gand justement.
Malheureusement, l’engouement n’est pas au rendez-vous et ses lapins ne sont pas reconnus. Il retourne donc avec ses sujets et ne les représentera plus jamais.

Durant près de vingt ans le lapin Barbu de Gand ne faisait plus parler de lui.

Dans les années 1970, Ronny de CLERG, de l'association pour la préservation des races anciennes, se remémora le Barbu.
Cependant il n'y avait plus qu’un ou deux  éleveurs en Belgique qui détenaient encore quelques rares spécimens. Malgré cela, il parvient à fixer les caractéristiques du lapin barbu de Gand. Quelques années plus tard, Eric MEEUS lui achète 3 sujets avec lesquels il perfectionne la sélection. La reconnaissance est enfin au rendez-vous lorsqu’il est invité à participer à une émission télévisée pour parler de ses lapins.

A partir de là, nos voisins allemands sont intéressés par ce lapin, notamment  L'ancien directeur des Hanstierparks Warder dans le Schleswig-Holstein. le Dr Jürgen Günther SCHULZE, intrigué par la particularité de cette race d'animaux domestiques, importa deux couples en provenance de Belgique en 1992.

L'origine du lapin barbu est un peu ténébreuse. Cependant, il est probable que deux mutations ont contribué à leur donner cette apparence.
A ce jour on admet qu'un facteur récessif provoque les marques un peu plus foncées et la barbe.
Un facteur dominant, mais de manière incomplète, est déterminant pour la présence de la crinière et  des poils longs.

Il est relevé que le Barbu de Gand est un lapin très sociable, de nature  calme et douce.
C’est aussi une race rustique qui apprécie plus que d’autres la verdure, les légumes, allant même jusqu’à délaisser le granulé. La mortalité est assez basse.
Les mères sont de très bonnes nourrices et les petits ont une croissance rapide.

Belgique : race reconnue depuis 2007.
Allemagne : race reconnue depuis 2011.
Standard européen édition 2012.
Suisse : Première présentation en janvier 2014 à Derendingen.
En France, son standard a été intégré dans l’édition 2015 sur la base du texte du standard européen.

Selon des textes fournis par Yvette FONTAINE et Michel GRUAZ – Montage de la présentation Jean-Jacques MENIGOZ

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Barbu de Gand - Tête typique : chanfrein droit, en aucun cas busqué – photo Yvette FONTAINE

Caractéristiques essentielles à rechercher selon le Standard européen

Poids idéal compris entre 4,250 kg et 5,000 kg.
Corps cylindrique et légèrement allongé.
Tête bien collée au tronc, forte avec un museau développé et un front large et des joues pleines.
Oreilles consistantes, larges avec des extrémités arrondies, longueur idéale entre 12,5 et 13,5 cm.
Fourrure du manteau correspond à un pelage normal.
Le pelage, d’une structure proche de l’Angora et d’une longueur d’environ 6 cm, se manifeste sur les joues (barbe), la base des oreilles, du cou jusqu’aux épaules, sur les mâchoires entourant  complètement la gorge et sur la poitrine, est appelé crinière.
Ce type de pelage, souhaité sans interruption, recouvre aussi les flancs, des épaules à la queue.
Il est également présent sur les cuisses où sa longueur atteint 7 à 8 cm.
Tout en restant en harmonie avec la couleur  de couverture, les zones à fourrure plus longue présentent une nuance plus foncée.

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On voit nettement l’emplacement des poils longs là où la peau est rose

Bélier Anglais

Bélier Anglais gris garenne

Pays d'origine : Angleterre
Ascendance : Lop
Importance : Très peu répandue

 

Standard adopté le 27 avril 1926 par la Société Française de Cuniculiculture
et homologué le 26 janvier 1927 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.

 Club de race officiel : Club des amoureux du bélier anglais et petit bélier

Clicclub3

Historique et généralités.
C'est une race moyenne d'origine Anglaise, qui se caractérise par sa conformation et tout particulièrement par le développement extrême de ses oreilles en longueur et en largeur. Elle a été créée à partir d'une anomalie dans le port des oreilles - probablement une oreille plus ou moins penchée, ou tombante - qui s'est manifestée très tôt dans la population de lapins domestiques.

Les éleveurs anglais très attirés par l'extrême et friands du "hors normes" se sont employés à amplifier ce défaut et à le perpétuer pour en faire une qualité et la caractéristique la plus spectaculaire du Bélier Anglais.

Lorsque Jacques ARNOLD cite DARWIN, qui écrit dans on ouvrage : "De la variation des animaux et des plantes (1868) : 3tout le monde a vu les lapins à immenses oreilles tombantes si souvent exposés dans les concours...", c'est du Bélier Anglais qu'il s'agit évidemment ! La suite aussi est intéressante lorsqu'il cite "les Lopes à rames (oreilles se détachant à angle droit), les demi-Lopes (une oreille pendante) et enfin le Lope parfait (deux oreilles pendantes)-" Cela illustre parfaitement les trois niveaux de perfection atteint dans la population des Bélier Anglais à cette époque et indique les paliers dans la sélection de la race.

Mais parallèlement les éleveurs s'employaient aussi à allonger et à élargir les oreilles. Ils avaient naturellement remarqué qu'une température élevée favorisait le développement des oreilles et avaient donc entrepris d'élever, en été, les jeunes dans des locaux surchauffés, des serres..., utilisant parfois des méthodes et procédés indignes et qui seraient aujourd'hui punis par la loi.

Les qualités zootechniques et notamment la rusticité de la race avaient beaucoup périclité à la suite de ces conditions d'élevage déplorables. La conformation, le pelage, la couleur... etc, laissaient encore beaucoup à désirer, mais avec une envergure de 68 cm et une largeur d'oreilles jusqu'à 18 cm, les meilleurs Bélier Anglais étaient prêts à la fin du siècle dernier pour la conquête de l'Europe.

En 1908, Eugène MESLAY décrit le standard du Bélier Anglais dans son livre.

Le 24 avril 1926, le standard du Bélier Anglais, présenté par V. MAGNIN fut officiellement adopté par la Société Française de Cuniculture.

Bibliographie : La France Cunicole

 

Caractéristiques essentielles à rechercher selon le Standard européen :

Poids idéal compris entre 4,500 kg et 5,500 kg.
Corps allongé avec un arrière-train surélevé par rapport à l'avant-train.
Tête plutôt longue avec un chanfrein busqué.
Oreilles de texture rappelant le cuir souple. L'ouverture est tournée vers l'avant.
Longueur des oreilles idéale 58 cm. Largeur au-dessus de 13,5 cm.

Bélier Anglais à manteau noir - photo : Eddy MAYEUR
Bélier Anglais noir
Bélier Anglais madagascar - photo : Willem HOEKSTRA

Beveren

Pays d'origine : Belgique
Ascendance : Lapins bleus régionaux pour la variété bleu
Importance : Rare en France

Historique et généralités.
Originaire de Belgique, cette race a probablement été obtenue par sélection à partir d'une population de Lapins régionaux.

Voici comment elle fut présentée en 1920 dans le numéro spécial "Tous les lapins de bon rapport" édité par "La Vie à la Campagne" : "Le lapin Bleu de Beveren a une origine des plus controversées ; on le dit originaire de Beveren, d'un lapin ordinaire et du Bleu de Vienne. V. PULINKU-EEMAN souligne le fait que le Bleu de Beveren avait conquis, avant-guerre, une réputation mondiale. On le cultivait énormément en Belgique, grâce à l'action du club spécial de la commune de Beveren. L'élevage du Bleu de Beveren parait s'être étendu en Angleterre et en France. Le lapin Bleu de Beveren, dit-il, est un des derniers classés par l'aviculture officielle de Belgique, quoique ce lapin ait, de temps immémorial, son habitat ' fixe dans les riches cultures du pays de Waes. En Angleterre, au Cristal Palace Show en 1912, le lapin bleu prit le nom d'Impérial. Depuis, il est redevenu le Géant bleu de Beveren.

Le Beveren primitif tire son origine du croisement du lapin Géant et du lapin ordinaire du pays de Waes. C'est une variété de Géant Bleu modifiée d'après des données. Primitivement, le Beveren et le Lapin de St Nicolas ne formaient qu'une seule et même race ; mais l'élevage différent et la sélection en ont fait deux races distinctes. Notez que le Beveren ne doit pas avoir la forme cylindrique allongée du Géant des Flandres, mais esquisser la forme de la mandoline. Ce terme de mandoline a fait fureur et a été peut-être pour une part dans le succès de la race.

Le Descriptif standardique qui fait suite à cet historique est celui officiellement admis par le Club du Lapin de Beveren (Association du pays de Waes). On y demande entre autres des ongles de couleur bleu et la fourchette du poids varie de 3 kg à 5,5 kg.

Aujourd'hui sont admises les variétés : blancs aux yeux bleus, noir uniforme, bleu uniforme.

Bibliographie - La Vie à la Campagne 1920

 

Caractéristiques essentielles à rechercher selon le Standard européen

Poids idéal compris entre 3,500 kg et 4,500 kg.
Configuration du corps dite en «mandoline renversée».
Arrière-train plus large que l'avant-train, et développé également en hauteur.
La tête vue de côté présente la forme d'un triangle tronqué.
Fourrure assez courte avec une texture fine.
Sont admises les variétés : le bleu, le blanc aux yeux bleus, le noir.

Beveren blanc aux yeux bleus
Beveren blanc aux yeux bleus

Blanc de Termonde

 

Blanc de Termonde  -  Photo Philippe GINFRAY

Pays d'origine : Belgique
Ascendance : Géant des Flandres et Beveren
Importance : peu répandue
Race intégrée dans le standard français édition 2015
Club de race national officiel : Pas de club en France

Contact : Contact : Rudy PAUWELS – Président du Club des Races Belges
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Historique et généralités.
Comme pour beaucoup de races de lapins, l’origine du Blanc de Termonde n’est pas bien connue.
Plusieurs pistes nous sont proposées :
On peut supposer que des lapins régionaux, présentant des similitudes avec ce que l’on appellera plus tard le Blanc de Termonde, existaient depuis longtemps déjà, avant que ce nom ne soit réellement utilisé.
Il est logique de supposer que cette race, issue de lapins régionaux, ait été élevée comme lapins de boucherie, pour être exportés en Angleterre. A la fin du XIXème siècle, et jusqu’au début de la Première Guerre mondiale, des millions de lapins étaient exportés chaque année en Angleterre, à partir du port d’Ostende. Mais les fourrures avaient également de la valeur. Parfois, les gens payaient davantage pour des peaux unicolores en blanc ou en bleu, que pour la viande. Il n’est donc pas surprenant que des producteurs se soient concentrés sur l’élevage de ces lapins unicolores à fourrure/et viande, dont est originaire le Blanc de Termonde.
Selon la tradition, dans la région de Gand, de jeunes lapins blancs se seraient trouvés dans des nichées de Géant des Flandres. Les animaux blancs ou albinos étaient considérés comme une dégénérescence et se retrouvaient dans la marmite. Des résidents de Termonde auraient, cependant, emmené certains de ces animaux blancs pour les faire reproduire. Ils auraient nommé la race selon leur ville, Termonde. Selon cette théorie, le Blanc de Termonde est en fait un Géant des Flandres dégénéré. Cependant, aucune preuve ne permet de confirmer l’exactitude de cette histoire.
Ce serait la variante blanche du Bleu de Beveren. Cette race devait produire de la viande. C’est pour cette raison que très rapidement, des croisements avec le Géant des Flandres ont été utilisés et notamment avec le Géant des Flandres albinos. C’est la version la plus communément retenue.
Il apparaît cependant que la race « Blanc de Termonde » fut créée vers 1920.
Pendant de nombreuses années, cette belle race belge a été prédominante dans de nombreuses régions, notamment en Flandre occidentale.  
Sur avis conforme de sa Commission technique, la Fédération Nationale de Belgique adopte, dans sa séance d’avril 1925, le Standard du Blanc de Termonde.
Le 09 octobre 1926, la Société Française de Cuniculiculture adopte ce standard. Il sera présent dans le recueil des standards de 1927. Dans les éditions suivantes le Blanc de Termonde ne sera plus décrit.
Dans les premières décennies du 20ème, le Blanc de Termonde est très présent lors des Expositions internationales de Paris. Il sera supplanté, notamment par le Géant Blanc du Bouscat.

Caractéristiques à rechercher selon le Standard belge
Poids idéal 4,300 kg à 5.000 kg pour les mâles – 4.500 kg à 5.500 kg pour les femelles
Corps : allongé avec une ligne dorsale légèrement remontante – bien charnu et arrière-train très musclé.
Fourrure assez longue, dense, douce, souple, riche en sous-poil. Poils de soutien bien visibles et régulièrement répartis.
Tête : longue au chanfrein droit, nez fin et front étroit. Vue de face, elle est en losange. 
Oreilles : fortement développées, sommet légèrement arrondi. Longueur de 13.5 à 15 cm.
Couleur : blanc pur sur tout le corps, sans reflets jaunâtres, ni ivoire. Yeux rouges.

Commentaires
C’est une excellente variété pour la production de viande, et un animal fertile. Sans conséquences néfastes, il peut être accoupler assez tôt, à condition qu’il pèse au minimum 3,5 kg. La taille moyenne des portées dépasse les 8 jeunes vivants, et de nombreuses portées par année sont possibles. Ce sont de bonnes mères qui soignent leurs nids et produisent beaucoup de lait. Cette variété parvient à combiner fertilité et bonne croissance. Avec une alimentation adaptée, un poids de 3 kg à trois mois n’est pas une exception. C’est une variété qui croît assez longtemps. La graisse n’apparaîtra que s’ils pèsent plus de 3 kg. Les lapins d’abattage, lourds, donnent une excellente carcasse, typique des lapins à viande. A savoir, un dos large, des cuisses bien remplies et une ossature pas trop épaisse. D’où un bon rendement d’abattage et un rapport viande/os favorable.


BlancTermonde2Blanc de Termonde
BlancTermonde3
Standard belge 1990


Présentation réalisée par Jean-Jacques MENIGOZ   avec l’aide de Rudy PAUWELS,Richard DERAVET et Jeannine JEHL pour la traduction

Grand argenté clair - Helle Großsilber

Grand argenté clair - Helle Großsilber (avril 2018)

Grand Argenté clair – photo HK Verlag

Pays d'origine : Allemagne

Ascendance : Argenté de Champagne

Importance : peu répandue

Race intégrée dans le standard français édition 2015

Club de race national officiel : Association Nationale des Argentés

Président : Pascal RUMMELIN

140 route d'Épinal - 88220 HADOL

03 29 32 50 31 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Historique et généralités.

Extrait du livre « Das Kaninchen » de Friedrich JOPPICH 1965

Les premiers animaux de cette race importés en Allemagne, ont été nommés selon leur origine, c’est-à-dire, Argenté de Champagne. Dans certains pays, ils sont encore appelés ainsi. Plus tard, il a changé de nom et est devenu le « Géant Argenté Français », communément appelé entre éleveurs : Argenté Français.

De par la déviance prise dans l’élevage des animaux d’origine, qui présentaient une couleur foncée aux extrémités (oreilles, masque, tour d’œil, pattes et queue), et sur le constat de l’orientation de sélection actuelle vers une couleur argenté clair, le nom de « Helle Großsilber » lui convient le mieux. Et son nom exprime bien sa taille et sa couleur.

Origine : comme le rappelle son nom, cette race trouve son origine en France, et plus particulièrement la Champagne, où on l’élève depuis fort longtemps, en tant que grand lapin argenté. Elle est déjà évoquée en l’an 1730, par le français Deusset sous la dénomination « Gris argenté de Champagne ».  Jusqu’à quel degré ce grand lapin argenté est en parenté avec le petit argenté issu de Grande-Bretagne, ne peut être dit avec certitude. Est-ce l’élevage français qui fût le premier, la plus ancienne sélection ou était-ce d’abord le petit argenté d’origine anglaise qui a existé avant, là non plus, personne ne saurait le dire, mais ceci est secondaire. Le fait est qu’il s’agit d’une race argentée singulière en taille et en grandeur qui, il y a encore quelques dizaines d’années, n’était visible sur aucune autre race d’argenté. Nous ne nous trompons pas en l’occurrence, si nous lui attribuons un phénomène de variation des attributs de la coloration.

En Allemagne, vers 1900, cette race fut un point de discorde dans la presse spécialisée vers 1910. Cette race à peine importée par Nestler à Dresde, une très forte publicité se fit, de bouche à oreille, de telle sorte que la demande pour cette race ne put être satisfaite.

Même si, au fil de années, un changement s’opérât dans la taille des animaux, ce qui a conduit, plus tard, à la considérer comme une race moyenne, sa particularité reste cette argenture claire, unique.

En 1942 cette race a pris le nom de Helle Grobsilber. On peut dire qu’aujourd’hui plus que jamais, qu’il existe une différence entre la couleur du « Helle Großsilber » et celle de tous les autres argentés, et c’est très bien ainsi. La caractéristique de la race fut trouvée, et bien sûr sélectionnée pour fixer la race.

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Helle Groβsilber en 1957 - Illustration présente dans l’ouvrage F. JOPPICH

Caractéristiques à rechercher

Poids idéal compris entre 4,500 kg et 5,250 kg.

Type cylindrique et trapu.

masses musculaires régulièrement réparties contribuant à la rotondité de l’ensemble.

Fourrure de longueur moyenne, dense et épaisse.

Argenture (dépigmentation) largement dominante.

Les poils recteurs régulièrement répartis dépassent de 1cm les poils de couverture.

Teinte d’ensemble argenté blanc bleuâtre s’exprimant le plus uniformément possible

sur l’ensemble du corps.

Sous-couleur bleu foncé.

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Le Grand Argenté clair aujourd’hui – photo : Eddy MAYEUR

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Sallander

 

Sallander - photo Willem HOEKSTRA (NL)

Pays d'origine : Pays-Bas
Ascendance : Chamois de Thuringe et Chinchilla
Importance : peu répandue
Race intégrée dans le standard français édition 2015

Club de race national officiel : Club des Éleveurs de Lapins à Extrémités Colorées
Président : Pascal RUMMELIN
140 route d'Épinal - 88220 HADOL
03 29 32 50 31
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Historique et généralités.

En Hollande, la région Salland située dans la province Overijsseleine, entre les villes de Deventer, Zwolle, Ommen et Rijssen-Holten est connue non seulement pour ses paysages variés, mais également pour avoir donné son nom à une race de lapin.

C’est en 1970 que D. J. KUIPER, juge cunicole habitant à Olst et originaire de Salland, créa le Sallander en accouplant des Chamois de Thuringe et des Chinchilla. La race a été admise au Standard néerlandais le 15 juin 1975.

M. Jaroslav-Fingerland, maître en élevage de la fédération cunicole de Tchéquie et membre d’honneur des juges tchèques a décrit le Sallander comme un « lapin blanc avec des yeux brun foncé, et des jarres noirs, mais pas régulièrement répartis comme chez le Jarres noirs, mais selon le modèle du chamois. »

En 1994, la race fut reconnue en Grande-Bretagne et classé dans la section fourrure en tant que race rare.

En Allemagne la demande d’homologation a été présentée au ZDRK en 2016.

En France, son standard a été intégré dans l’édition 2015 sur la base du texte du standard européen.

Le Sallander est une race moyenne. Proche parent du Sablé des Vosges, elle s’en différencie cependant nettement par les marques foncées du Thuringe qui ressortent très distinctement sur la teinte fondamentale cannelle et par son ventre foncé.

Race au Standard européen depuis 2012.

En Allemagne, le Sallander est reconnu depuis 2018.

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Sallander - photo Eddy MAYEUR

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 3,250 kg et 4 kg.
Conformation légèrement trapue et bien arrondie.
Fourrure de longueur moyenne, très dense.
Couleur de couverture teinte cannelle. Léger voile sombre sur le manteau
Bonne expression des marques notamment le ventre et la queue qui sont plus foncés.
Sous-couleur et entre-couleur blanche sur tout le corps.