Alaska

Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Russe et Argenté
Importance : Peu répandue
Standard adopté le 12 mai 1923 par la Société Française de Cuniculiculture

 

Club de Race national officiel : Club Français du Lapin Alaska
Présidente : Mme Sylvie DUPUCH
Chantemerle
Chemin de la Grande Roulière 85400 Luçon
Tél : 06 83 03 45 10 E-mail :
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http://lapinalaskaclub.e-monsite.com/

Historique et généralités.
Il est bien difficile de dire quand est apparu pour la première fois un lapin de couleur noir. Déjà, le tome IX de l'Encyclopédie des Sciences en 1765 décrit le garenne, le blanc, le noir, les tachetés et l'argenté.

Ce lapin, en tant que race, est d'origine Allemande ; il est issu du croisement entre lapins Russe, Argenté, Hollandais et Havane. Le but du créateur était de faire apparaître dans la fourrure du lapin créé, toutes les caractéristiques du pelage du renard d'Alaska, c'est-à-dire un pelage de couleur noir intense, parsemé de nombreux et très longs poils blancs dépassant largement l'ensemble des poils normaux du pelage . Il a dû se contenter d'un pelage de couleur noire, intense et brillante.

Le standard de 1963 a fixé l'appartenance de cette race au groupe des races moyennes. Auparavant elle oscillait entre les groupes des races légères et des races moyennes.

Cette race est surtout très présente dans l'Est de la France. En Allemagne, elle constitue une race de choix.

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 3 kg et 3,750 kg.
Corps compact, massif et particulièrement arrondi. Croupe d'une rotondité parfaite.
Tête bien collée au tronc.
Oreilles consistantes.
Fourrure assez fine, très dense et extrêmement luisante.
Couleur uniforme d'un noir très profond, intense, à reflet très brillant.

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Alaska - Exposition européenne EE Metz 2015

Argenté de Champagne

Argenté de Champagne - Photo : J.P. GOLLIN

Pays d'origine : France
Ascendance : lapins argentés régionaux
Importance : assez répandue
Standard adopté le 30 décembre 1920 par la Société Française de Cuniculiculture
et homologué le 17 janvier 1921 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : Association Nationale des Argentés
Président : Pascal RUMMELIN
140 route d'Épinal - 88220 HADOL
03 29 32 50 31
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Historique et généralités.
Il semble que les origines des lapins argentés soient assez lointaines, et nous allons voir que les anciens auteurs en parlent abondamment et d’une façon précise.

Gervaise MARKHAM, en 1631, écrit : "Les peaux qu’on estime le plus sont celles qui ont un mélange égal de poils noirs et blancs, le noir plutôt dominant ; la fourrure doit être épaisse et brillante.

Charles DARWIN écrit en 1868 dans "De la variation des animaux et des plantes": "Il existait en Angleterre des lapins gris argentés, et ce qui est le plus important, qu’on s’occupait avec soin de leur élevage et de leur sélection. " Il poursuit "Les lapins gris argentés ont généralement la tête et les pattes noires, et leur belle fourrure grise est parsemée de nombreux poils longs, noirs et blancs. Il se reproduisent fidèlement et sont depuis longtemps conservés dans les garennes …. Ils naissent complètement noirs et ne revêtent que plus tard leur teinte caractéristique grise ou argenté …. On peut considérer les lapins sauvages gris argenté comme des lapins noirs qui deviennent gris d’assez bonne heure" .

Il est mentionné en qualité de lapin Riche, en France, dans l’Encyclopédie des sciences (1765, tome IX , 284), ainsi qu’il suit : "Le lapin appelé Riche est en partie blanc, et en partie couleur d’ardoise plus ou foncée ou de couleur brune et noirâtre" . La même description est reprise en 1809 dans le cours d’agriculture de l’abbé ROZIER, sous la signature de DEMUSSET.

D’après l’auteur allemand Max WISCHER, qui le tient lui-même du français DOUSSOT, le terme "Gris Argenté de Champagne" aurait été cité dans un écrit du XVIIIe siècle d’économie rurale.

Il ressort de ces quelques témoignages que le lapin Riche ou Argenté demeure l’ancêtre de tous les lapins argentés actuellement recensés à travers le monde, qui ont été façonnés à l’aide d’apports extérieurs extrêmement variés, au gré des impulsions sélectives massales d’abord (milieu sauvage ancien et garennes ultérieurement), puis individuelles (clapiers fermiers et clapiers sportifs).

Jacques ARNOLD : Extrait d’un article paru dans Cuniculture en 1981 "Les Lapins Argentés : Leur Origine …."

 

Caractéristiques à rechercher

Poids idéal compris entre 4,500 kg et 5,250 kg.
Type arqué, corps harmonieusement arrondi, le râble assez long est très épais.
Fourrure dense, de bonne tenue et souple.
Argenture régulièrement répartie.

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Lire aussi : Exposé de P. RUMMELIN sur l'Argenté de Champagne 1999

Argenté de Saint Hubert

Argenté de Saint Hubert - Photo : Eddy MAYEUR

Pays d'origine : France
Créateur : René de HAUTECLAIRE
Régénérateur : Charles LECLAIRE
Ascendance : Lièvre Belge et Argentés de Champagne
Importance : peu répandue

Club de race national officiel : Association nationale des Argentés
Président: Pascal RUMMELIN
140 route d'Épinal   88220 HADOL
03 29 32 50 31
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Historique et généralités.
Race crée vers 1885 par René de HAUTECLAIRE. Il en expliqua la création ainsi : "Le lapin Argenté de Saint Hubert a été obtenu par le croisement entre les races Argenté Riche, Lièvre Belge orangé et Lapin commun, mi-sang de Lapin sauvage. Les croisements ont été conduits : Argenté Riche avec femelle Lièvre Belge et Lièvre Belge avec femelle Argenté Riche. Les produits de ces croisements ont été accouplés pour donner à la 3ème génération des sortes de géants argentés un peu roux, enclins à l’engraissement mais peu prolifiques. Aux meilleurs femelles fut alors donné un mâle Lapin sauvage demi-sang : elles donnèrent de nombreux produits d’un caractère différent dans lesquels on choisi le type Argenté Roux, nuance petit gris, à la tête éveillée de Lièvre Belge et au regard animé que l’on sélectionna en faisant jouer la consanguinité pour en obtenir la fixation.

Cette race avait complètement disparue dans notre pays et dans les années 1990, Charles LECLAIRE s’employa à la recréer avec l’Argenté de Champagne et le Lièvre Belge. Le standard de l’Argenté de Saint Hubert fut réintroduit dans l’édition 1993 des Standards Officiels des Lapins de Race.

 

Caractéristiques à rechercher

Poids idéal compris entre 4,500 kg et 5,250 kg.
Type arqué, corps harmonieusement arrondi.
Fourrure dense, de bonne tenue et souple.
Argenture régulièrement répartie.

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Blanc de Hotot

Blanc de Hotot - Photo : Philippe GINFRAY

Pays d'origine : France (Normandie)
Créatrice : Mme BERNHARD (14 Hotot-en-Auge)
Ascendance : Lapins tachetés
Importance : Peu répandue
Standard adopté le 13 octobre 1922 par la Société Française de Cuniculiculture.


Club de race national officiel :Club pour la Sauvegarde des Races Avi-cunicoles Normandes
Président : M. Bruno LOMENEDE
156, route du Four à Pain    76750 BOSC-ROGER SUR BUCHY

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http://attribut.dp.free.fr/index.php

A voir : Ouvrage spécial Hotot

 

Historique et généralités
Depuis longtemps, il existe dans les campagnes des lapins blancs dont le tour des yeux est plus ou moins marqué d’un cercle de couleur, et possédant sur le corps, parfois, quelques taches. L’iris de l’œil de tels lapins est entièrement coloré ou partiellement dépigmenté. Tous ces lapins sont des panachés ou tachetés à dépigmentation déjà très accentuée.

Le Blanc de Hotot n’est qu’un degré d’expression de cette panachure au même titre que le Husumer, dont il a été question avec le Blanc de Vienne, que le Chaplin rencontré dans les élevages de Papillon, ou que le lapin à lunette des campagnes de l’ouest. Le lapin de la Rochelle qui nous est décrit par le Professeur CORNEVIN dans son traité de zootechnie, comme lapin blanc aux yeux noirs, en est un autre exemple.

Mme BERNHARD, châtelaine du Calvados, qui possédait un grand élevage de lapins Géants et de Papillons, avec plusieurs centaines de cages au début du XXe siècle, était alors désireuse de créer un lapin blanc aux yeux noirs. Elle entreprit tout d'abord des croisements entre lapins Papillons et différentes autres races de lapins blancs : Géant Blanc, Blanc de Vienne, etc. Ces croisements ne donnèrent pas grand résultat si ce n’est des descendants tachetés, agoutis ou panachés par plaque. C’est alors que sur les conseils de J . LEMARIÉ, qui entreprenait à l’époque la création de son Grand Russe sans apport de races étrangères, et par hérédité directe croisée dans la race, terme consacré de cette époque, Mme BERNHARD se résolut à travailler avec les seuls Papillons (Français) en ne conservant dans les portées que les sujets les plus décolorés.

D’après J. LEMARIÉ qui m’a longuement raconté les étapes de cette création, ce travail fut long, et ceci d’autant plus que les disjonctions héréditaires provoquaient d’importantes oscillations dans l’expression des marques, ce qui s’explique aisément dans ce genre d’hérédité polymérique, et du fait même que l’accouplement en famille ne s’accomplit avec des effets positifs que lorsque la parenté génétique se concrétise. Mme BERNHARD cherchait au hasard des expositions les sujets les moins marqués pour les introduire dans son clapier expérimental. Cela partait d’une saine logique du point de vue aspect extérieur, mais retardait, par l’introduction de génotypes inconnus, la tendance vers la décoloration. On peut s’imaginer aujourd’hui du travail accompli et des nombreux accouplements qui permirent d’aboutir au Hotot tel que nous le connaissons de nos jours.

Les étapes de la décoloration passèrent par l’évanouissement des taches des flancs, l’attaque du Papillon avec le stade Chaplin. Les oreilles et la raie dorsale demeurant des lieux de forte résistance, malgré la scission rapide la raie. J. LEMARIÉ me disait que la dernière marque du corps subsistant avec force à côté du tour des yeux était la tache plus ou moins étendue sur la queue. Mme BERNHARD entreprit ensuite la décoloration du tour de l’œil avec plus ou moins de succès. Durant plusieurs années la châtelaine de Hotot-en-Auge, ne vendit pas de sujets, tant les portées étaient hétérogènes avec apparition de lapins tachetés. Ceci alla en s’estompant sans jamais disparaître, ce qu’a confirmé F. JOPPICH, qui a été, à partir des années 1930 un grand éleveur de cette race.

A ses débuts (jusqu’à la Grande Guerre), ce lapin n’était pas connu sous son nom actuel. Dans son journal Eugène MESLAY parle du Géant blanc aux yeux noirs de Mme BERNHARD. En 1920, la race est exposée à Paris sous le nom de Géant Blanc de Hotot. Ce n’est qu’à partir de 1923 que le Blanc de Hotot fait son apparition. Le standard établi par la créatrice fut accepté par la commission des standards de la S.F.C, le 13 octobre 1922. A noter que dans ce texte, il n’était pas question de bandes noires autour des yeux, mais de cils noirs et de paupières inférieures colorées de gris plus ou moins fauve.

Les expositions de Paris de 1923 à 1930 comportèrent environ dix sujets. Le maximum fut enregistré en 1927 avec quinze Hotot. De 1930 à la deuxième guerre mondiale, la race s’étiole dans notre pays.

C’est en Suisse où il fut introduit en 1927 que ce lapin trouva la meilleure audience, et Berne ainsi que sa région ont été depuis longtemps la "haute citadelle" de la race. En Allemagne, F. JOPPICH éleva sur une grande échelle le Hotot dont il apprécia particulièrement la fertilité et l’aptitude à produire de la viande. Mais c’est grâce au Docteur KISSNER que depuis 1960 le Hotot s’est répandu quelque peu en Allemagne Fédérale. A Stuttgart en 1970, il y avait 62 Blanc de Hotot.

En Hollande, le Hotot a été recréé par l’expert bien connu, L. HAMAKER de Haarlem, à partir de Lorrains et de Papillons Anglais légèrement marqués, par des accouplements dits de "décoloration." L’intérêt de ce travail qui fut explicité par l’auteur dans la revue Hollandaise "L’Éleveur de lapins" du 31/05/1955, est qu’il confirma la méthode poursuivie au début du siècle par Mme BERNHARD. F. JOPPICH, qui fut des années durant l’un des rares éleveurs de Hotot en Allemagne, et qui a particulièrement étudié la race, a rendu un bel hommage au travail de Mme BERNHARD.

Nous avons signalé plus haut les différences existant entre le premier standard Français et l’actuel qui part d’une situation Européenne généralisée, concernant la teinte du tour de l’œil. C’est que Mme BERNHARD était arrivée volontairement à éliminer presque complètement le tour de l’œil coloré chez de nombreux sujets. D’après ce que m’en a dit J. LEMARIÉ, l’obtentrice tenait beaucoup à se débarrasser des lunettes, ce qui lui procurait beaucoup de difficultés alors. Dans son livre "La cuniculture illustrée" , l’auteur Belge, W. COLLIER, citant le standard de l’époque, fait une remarque intéressante : "Nous avons vu des sujets primés, dont les cils et paupières formaient une lunette noirâtre."  C’est qu’en fait cette lunette réapparaissait fréquemment, et les Suisses l’ont très vite admise. Aujourd’hui le Hotot Européen est un lapin à lunettes, ce qui l’a fait comparer par certains au Royal Normand, aujourd’hui disparu.

La France CUNICULICOLE Bulletin officiel Novembre 1973 J.ARNOLD

Lapin Blanc de Hotot Standard 2000

Caractéristiques à rechercher

Poids idéal compris entre 4 kg et 4,750 kg.
Corps robuste et bien arrondi. Ligne dorsale légèrement bombée.
Musculature compacte, les régions fessières et les cuisses sont bien remplies.
Les oreilles sont assez épaisses.
Fourrure consistante, dense et brillante avec des poils recteurs assez nombreux
et bien apparents pour faire ressortir le reflet givré.
Couleur blanc de neige avec la brillance du givre.
Les yeux ont un iris de couleur brun noirâtre. Les paupières et les cils sont noirâtre.
Lunettes régulières et larges de 3 à 5 mm.

Lire aussi : Le Blanc de Hotot par Jacques ARNOLD Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973.

Blanc de Vendée

Blanc de Vendée - Photo : Jean-Jacques MÉNIGOZ

Pays d'origine : France
Créatrice : Mme DOUILLARD (85 Montaigu)
Ascendance : Bleu de Beveren et Angora
Importance : Peu répandue
Standard adopté le 9 novembre 1924 par la Société Française de Cuniculiculture

Club de race national officiel : Club National du Blanc de Vendée
Délégué : Robert BOUDEAU
Le Gué Jourdain 85640 MOUCHAMPS
06 70 03 27 95
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Historique et généralités.
Créé par Mme DOUILLARD vers 1911, c'est un lapin de race moyenne avec un pelage blanc (albinos) et un type dit "mandoline renversée". Les informations concernant son ascendance sont assez controversées.

Dans le numéro spécial que "La Vie à la Campagne' consacre aux lapins, daté du 15 juin 1920, il est écrit : "Le lapin Blanc de Vendée, création de Mme DOUILLARD, se présente comme une race de valeur et d'avenir en raison de ses qualités : il est rustique, prolifique, et sa fourrure est remarquable", nous assure sa créatrice. Depuis plusieurs années, l'obtenteur de cette race cherchait à créer un lapin à poils ras de couleur blanche dont la peau put fournir une fourrure qui, par sa qualité, arriverait à supplanter celle du Polonais et lui fut supérieure par sa grandeur. Elle y est parvenue.

Alors que des spécialistes estiment que cette race serait une amélioration, par sélection, du lapin blanc que l'on rencontre dans l'ouest de la France, Mme DOUILLARD affirme que le Blanc de Vendée est issu d'un mariage de Bleu de Beveren pure race. Dans une nichée bleue naquit un couple entièrement blanc, à poils ras ; Mme DOUILLARD le trouvant remarquable et jugeant qu'il pouvait constituer les éléments qu'elle recherchait, fit reproduire et sélectionner ce couple et sa descendance pendant cinq à six générations, elle n'eut que des sujets blancs, pas un bleu. Elle considéra alors que cette race était bien fixée. Le Blanc de Vendée est un lapin de bonne taille, mais de forme élégante avec sa fourrure d'un blanc de neige que Mme DOUILLARD (de qui nous tenons les renseignements concernant cette race) déclare être unique comme vigueur, toujours en mouvement dans sa case".

Dans son livre, Les Lapins à fourrures (1927, J.J. DYBOWSKY citant POËY d'AVANT, neveu de Mme DOUILLARD qui a poursuivi l'élevage du Blanc de Vendée après le décès de celle-ci, qui se référant aux notes laissées, donne une version analogue quant aux moyens d'obtention de la race dont le standard fût homologué par la Société Française de Cuniculiculture le 09 novembre 1924.

Dans les Cahiers du Conservatoire parus le 01 février 1983, Jacques Arnold rappelle les trois hypothèses quant aux moyens d'obtention de cette race de lapin : - La créatrice, Mme DOUILLARD, aurait trouvée dans une nichée de Bleu de Beveren un couple de lapins blancs ; donc le blanc de Vendée serait d'après cette hypothèse un albinos de Beveren, ce qui semble difficile à admettre vu que l'albinisme est un phénomène assez rare - Il serait issu du croisement de Beveren et Angora; c'est cette hypothèse qui a été retenue comme vraie par les standards officiels. Mme DOUILLARD conseillait d'ailleurs aux nouveaux éleveurs de ne garder que des animaux à poils ras ; il y en aurait à poils longs ce qui plaide en faveur de cette hypothèse - Il serait tout simplement dû à la sélection du lapin blanc commun.

Jacques Arnold conclut en ces termes : "Cet exemple montre combien il est difficile de connaître avec précision l'origine d'une race, même quand celle-ci est de création récente et que le créateur est connu. Quoiqu'il en soit, le Blanc de Vendée est un lapin de valeur, tant pour la chair que pour la fourrure.

Image élevage de Mme DOUILLARD

Vue partielle de l'élevage de Mme DOUILLARD (photographie "Vie à la Campagne" avril 1924)

Bibliographie :
- Les Cahiers du Conservatoire N° 101 février 1983
- La Vie à la Campagne 15 juin 1920

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 3,500 kg et 4,100 kg.
Forme caractéristique dite de mandoline renversée.
Cuisses faisant saillie.
Tête d'apparence assez longue, élargie en son milieu.
Oreilles de texture fine.
Fourrure relativement courte, très serrée et poils recteurs peu apparents.

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La forme mandoline renversée est bien présente -
La texture des oreilles est fine - La tête est un peu courte

Lire aussi: Le Blanc de Vendée par Jean-Jacques MENIGOZ

Californien

Pays d'origine : U.S.A.
Ascendance : Chinchilla, Russe et Néo-Zélandais
Importance : assez peu répandue

Club de race national officiel : Association Française des Éleveurs de Californien et Néo-Zélandais
Président: André MARMORAT
Terre des Grands Bois 71300 SAINT BERAIN SOUS SANVIGNES
03 85 67 81 09
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Historique et généralités.
C'est une race Américaine d'origine Californienne, d'où son nom. Elle fut créée en 1923 par Georges WEST en Californie, lequel eu l'idée de sélectionner un lapin chair avec une très bonne fourrure. Pour cela, il choisit comme races de départ le Russe, à cause de sa bonne fourrure et aussi de son aptitude particulière de bonne mère, et le Chinchilla dont il admirait le type particulièrement approprié de lapin chair et la fourrure dense. Il croisa ces deux races ensemble ; le premier croisement donna un mâle couleur Chinchilla d'un poids de 6 livres (2,7 kg). Ce mâle fut accouplé à des femelles Néo-Zélandais blanches.

En 1928, il présenta pour la première fois à Southgate (Californie) sous le nom de Californian, des lapins d'un poids moyen adulte de 8 à 9 livres (3,6 kg à 4 kg) qui avaient les marques Russes et une excellente fourrure. Ce n'est que onze ans plus tard, en 1939, que la race fut reconnue aux U.S.A..

Le standard Français ne l'accueillit qu'en 1972.

Cette race est de tout premier ordre pour les croisements chair. Le lapin est de type court, ramassé, avec des épaules larges, bien en chair et une croupe large bien arrondie, sans partie saillante.

Jacques ARNOLD (Les cahiers du Conservatoire)

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal 4 kg à 4,750 kg.
Corps pleinement arrondi et massif avec un très fort développement musculaire.
L’avant-train est un peu plus large que l’arrière-train.
L’ensemble uniformément potelé donne une impression d’extrême épaisseur et de rotondité parfaite.
Tête bien collée au corps avec des oreilles assez épaisses et pourvues d’une base forte.
Fourrure aussi dense que possible.

Californien, et vue de dessus - Photos : Michel GRUAZ

Chamois de Thuringe

Chamois de Thuringe - Photo : Eddy MAYEUR

Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Russe et Argentés
Importance : répandue dans l'est

Club de race national officiel : Club des Éleveurs de Lapins à Extrémités Colorées
Président : Pascal RUMMELIN
140 route d'Épinal - 88220 HADOL
03 29 32 50 31
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Historique et généralités.

C'est une race allemande créée à fin du XIXe siècle par croisements entre des lapins Russe, Argenté et Géant, dans la région de Thuringe. Il est intéressant de laisser la parole au créateur de la race, David GÄRTNER de Waltershausen, en reproduisant le texte publié par " La vie à la campagne " et cité par PETIT :

 

" Je voulais, dit-il, obtenir des lapins Russe et des Argenté de forte taille en ne m'aidant que de la seule sélection, mais mes efforts ne donnèrent qu'un médiocre résultat ; mes sujets ne gagnèrent que peu de poids. J'eus recours alors au Géant des Flandres. Immédiatement la taille augmenta, mais il y eut une autre contrepartie désastreuse. Les marques du Russe s'affaiblirent et l'uniformité de la fourrure de l'Argenté disparut. En 1900 il exposa ses premiers sujets à Leipzig, lesquels ne furent pas admis.

 

Toutefois, le résultat inattendu se produisit : du croisement du Russe ou de l'Argenté avec le Géant, du mélange peut-être même de ces trois races, naquit un nouveau lapin à la robe jaunâtre, analogue à celle du chamois, avec des teintes brunes sur le nez les oreilles, les pattes, la queue, rappelant en quelques sortes les marques du Russe, ou les extrémités foncées de bon nombre d'Argenté. Ce lapin à la robe anormale était un mâle et il me fut facile, en le croisant avec sa mère, d'obtenir des petits semblables à lui-même. Je les sélectionnais activement à la suite de longs croisement consanguins, je réussis à fixer la variété". La race fut appelée Chamois.
En 1905 un club est créé autour de cette race. En 1908, la race est reconnue au Standard allemand sous le nom de Thüringer (Chamois de Thuringe).

 

Par ailleurs, LIENHART nous précise dans "Lapins et Lapereaux" qu'après avoir été très fort, l’intérêt porté à cette race diminua et "la race se maintint néanmoins auprès de quelques amateurs grâce à l’étrangeté de son pelage et de la difficulté de fixer ce pelage à un degré bien homogène".

 

Le Russe et un Argenté (sans doute l'Anglais crème) sont donc à l'origine de la création du Chamois de Thuringe. Or. nous ne savons pas quel est le géniteur qui a légué ses gènes de coloration des extrémités (le Russe est celui que tout le monde pressent mais certains Argentés ont également des extrémités foncées). Par ailleurs. les bandes latérales sont pour le moins curieuses, même si nous considérons une possible extension des marques de l'himalayen comme cela a pu être mis en avant dans cette race mais à un moindre degré. Par ailleurs, nous remarquons qu'il n'est pas fait allusion, au début, à ces pigmentations centrifuges qui ont pu n'apparaître qu'après sélection.

Bibliographie : Thèse Docteur Vétérinaire Samuel BOUCHER - mars 1993 Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Russe et Argentés
Importance : répandue dans l'est

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 3,500 kg et 4 kg.
Conformation nettement trapue et bien arrondie.
Fourrure très dense et souple, sous-poils abondant.
Couleur chamoisée de nuance moyenne uniformément répartie.
Bonne expression des marques. Sous-couleur et entre-couleur bien soutenues.

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Fauve de Bourgogne

Pays d'origine : France
Créateur : Albert RENARD (89 La-Celle-Saint-Cyr)
Ascendance : lapins fauves régionaux
Importance : extrêmement répandue - la race la plus élevée en France.
Standard adopté le 22 avril 1914 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 31 octobre 1919 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : CFELFB - Club Français des Éleveurs de Lapins Fauves de Bourgogne
Président : Aimé RAULAIN
3 rue Caron Quenille 21500 Savoisy
Tél : 03 80 93 11 76
e-mail :
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www.cfelfb-fauvedebourgogne.com

 

Historique et généralités.
Le Fauve de Bourgogne n'est pas une race nouvelle, objet d'une mode passagère ; il est tout au contraire fort anciennement connu. On trouve de bonne heure, en Bourgogne, un gros lapin roux élevé de préférence à tout autre pour ses qualités de rusticité et de précocité, ainsi que pour la finesse de sa chair. Le Fauve était déjà la teinte caractéristique dominante, mais beaucoup de sujets étaient marqués de blanc au cou, à la tête, aux pattes ; les vieux Bourguignons n'avaient nul besoin d'une teinte uniforme. Ils recherchaient un gros lapin râblé, rustique, "sans histoire", donnant rapidement un bon poids de viande. Le Fauve de Bourgogne leur apportera tout cela.

Cependant, comme l'irrégularité de sa couleur le faisait écarter de certains clapiers d'amateurs, les éleveurs entreprirent et réussirent la tâche de le doter d'une fourrure et d'une teinte de qualité. Parmi ces éleveurs, il faut citer M.RENARD de la Celle Saint-Cyr à qui revient le mérite d'avoir fait d'un peuplement de terroir une race bien caractérisée : le Fauve de Bourgogne.

Dans un numéro de "l'Acclimatation" en 1919, A. RENARD trace l'histoire du Fauve de Bourgogne avec précision. Il nous rappelle ce qui a déjà été dit puis précise la localisation de départ de la race : "Son aire géographique est assez fréquemment dans la Bourgogne, à partir de Dijon, dans la Côte d'Or, il ne se voit dans la Nièvre que jusqu'à Clamecy, pour ensuite entrer dans l'Yonne où on le rencontre plus communément que partout ailleurs, mais ne dépasse guère la ligne des départements de l'Yonne et de l'Aube, et en bon voisin, il laisse cette partie de la Champagne à son frère l'"Argenté". Depuis, le Fauve de Bourgogne s'est répandu beaucoup plus loin : dans toute la France et à l'étranger (Italie, Belgique, Suisse).

Le rôle des obtenteurs de la race comme A. RENARD a été de capter dans un peuplement primitif des animaux d'un type particulier pour en assurer ensuite, grâce à un tri sévère et à des accouplements appropriés, une reproductibilité aussi régulière que possible dans la descendance, tout en améliorant au fil des générations certains traits.

A partir de là, nous pouvons imaginer qu'une telle situation originelle du peuplement cunicole a pu apparaître un peu partout dans le monde et être sélectionnée. C'est ce qui s'est passé au début du siècle lors du développement aux USA de la race dite Néo-Zélandais roux ; cette race est issue de peuplements de terroir de teinte fauve (Golden Fawn) comparables aux lapins fermiers Bourguignons. Les résultats obtenus au cours des premières approches sélectives établissent de façon certaine la parenté biologique étroite des deux populations, Bourgogne et Néo-Zélandais, d'origines géographiques différentes.

Jacques ARNOLD (Les Cahiers du Conservatoire).

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 4 kg et 4,500 kg.
Corps ramassé et massif.
Développement musculaire puissant, ferme et serré.
Le râble est très épais et les épaules puissamment développées.
La ligne dorsale est légèrement bombée.
La tête forte, large, ronde et non busquée est bien collée au corps.
Oreilles robustes et suffisamment épaisses.
Fourrure dense et assez lustrée.
Couleur fauve roux intense et pure, très uniforme. Les sujets ayant la région des aines d'un fauve intense sont à préférer.
Profondeur de couleur (sous-couleur) de tonalité fauve un peu atténuée descendant le plus profondément possible.

Fauve de Bourgogne - Photo : Eddy MAYEUR
Fauve de Bourgogne - Photo CFEFB

Grand Chinchilla

Pays d'origine : Allemagne et Angleterre
Ascendance : Chinchilla et Géants
Importance : assez répandu dans l'Est de la France

Club de race national officiel : Association Nationale des Éleveurs de Lapins de races Feu, Feh Chinchilla et dérivées
Président : Eddy MAYEUR
67 rue d'Hirson 59186 ANOR
03 27 59 54 34
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Historique et généralités.
Ce sont les cuniculteurs Anglais qui ont les premiers augmenté la masse corporelle du Chinchilla Français. Sous l’impulsion d’éleveurs comme C. ARREN, ils ont créé au début des années 1920 le Chinchilla Giganta, d’un type plus élancé que la race d’origine et d’un poids moyen d’environ 4 kg.

Ce nouveau type fut très rapidement importé sur le continent, notamment en Allemagne via les Pays Bas, semble-t-il.

Stimulés par l’intérêt des fourreurs pour les pelages Chinchilla de grandes tailles et l’existence d’une forte demande pour ces peaux, les éleveurs Allemands croisèrent le Chinchilla Giganta avec des grandes races et aussi avec des lapins Angora, avec pour objectif d’obtenir de grandes peaux de bonne qualité.

Le maître cuniculteur Allemand Frédéric JOPPICH s’est lui même beaucoup impliqué dans cette entreprise en orientant la sélection, mais aussi en travaillant dans son élevage avec des sujets d’origine Anglaise, importés d’Irlande et des Chinchilla de souche Française.

De ce brassage génétique réalisé sur une grande échelle, accompagné par une longue et rigoureuse sélection est né le type continental du Grand Chinchilla décrit dans le standard Français. Favorisé, dès sa création par son classement parmi les "races de rapport", la race se développa considérablement et se répandit rapidement vers les pays limitrophes, l’Autriche et la France notamment.

Le standard du Grand Chinchilla fut homologué le 28 juin 1948 en France et publié dans le recueil des standards d’Alsace-Moselle. Toujours peu répandu dans notre pays, son implantation se limite essentiellement à la région Nord-Est.

Jacques CZESCHAN

Caractéristiques à rechercher

Poids idéal compris entre 4,500 kg et 5,250 kg.
Corps cylindrique et légèrement allongé.
Tête bien attachée au tronc.
Fourrure très dense, souple et relativement longue (au moins 3cm) avec un sous poil particulièrement épais. Les poils recteurs très développés, important pour avoir un chenillé bien prononcé et ondulé sur le dos.
Sous-couleur bleu foncé bien large, 2/3 de la longueur du pelage sur le manteau.
Rosette (entre-couleur) très nettement exprimée.
Iris des yeux et ongles brun noirâtre.

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Grand Chinchilla

Grand Russe

Pays d'origine : France
Créatrice : Jeanne LEMARIÉ (27 Evreux)
Ascendance : lapins Russe
Importance : peu répandue
Standard adopté le 24 avril 1926 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 26 janvier 1927 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : Club pour la Sauvegarde des Races Avi-cunicoles Normandes
Président : M. Bruno LOMENEDE
156, route du Four à Pain 76750 BOSC-ROGER SUR BUCHY

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - http://attribut.dp.free.fr/index.php

 

Historique et Généralités

Propos de Mlle LEMARIÉ – "Vie à la Campagne 1920"

 

« Le lapin russe proprement dit est l'un des plus petits lapins existants, mais il possède, en revanche, la fourrure la plus épaisse, la plus brillante et la plus fournie comme jarre. Bon nombre de personnes qui ne voudraient pas du petit Russe à cause de son poids léger (2 à 2,5 kg adulte) l'adoptent en raison de sa chair fine et même succulente. De plus, c'est encore le petit Russe qui donne, avec le Polonais*, la plus belle imitation d'Hermine, et il se développe vite, est formé de bonne heure.

 

Devant tant de qualités, pour un seul défaut relatif : le manque de taille, nous avons tenté, dès 1908, quelques essais en vue d'obtenir un lapin russe plus grand que le Russe ordinaire. Au bout de 6 ans, nous avons obtenu de grands Lapins Russes, dont le poids moyen adulte est de 4 kg. Il atteint même 5 kg pour quelques beaux reproducteurs. Le mâle exposé à la Société Nationale pesait 4,5 kg et la femelle 5,5 kg. Ces deux sujets étaient des reproducteurs en parfaites conditions, et non des sujets engraissés.

 

Pendant 25 ans, croisements et sélections furent faits et suivis d'après le principe de l'hérédité directe. Aussi, les sujets de cette race conservent au plus haut point la chair fine et délicate du Russe, sa fourrure épaisse au poil court, solide brillant. Enfin, comme lui, ils se développent très rapidement ».

 

* depuis 2015 cette race se nomme Hermine.

 

Au début de son existence il a existé une certaine confusion quant à la désignation de cette race. Gros, Grand et Géant sont des termes qui ont été utilisés. Eugène MESLAY s'opposa pendant un temps à la reconnaissance de cette race. Pour mettre fin à cette querelle de qualificatif, la Société Française de Cuniculiculture décida, le 06 février 1920, de retirer la dénomination de Géant à toutes les races dont les mâles pèsent moins de 5kg et les femelles moins de 6kg.

 

C'est finalement sous le nom de Lapin Géant Russe que le premier Standard fut homologué. Cette race n'a jamais vraiment eu la faveur des éleveurs. Elle a même failli être sortie du standard en 1993. Jacques ARNOLD, alors Président de la Commission des Standards a maintenu le Grand Russe pour éviter sa disparition totale. Aujourd'hui cette race refait surface, grâce notamment aux actions du Club pour la Sauvegarde des Races Avi-cunicoles Normandes (C.S.R.A.N.).

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Grand Russe - Photo : Jean-Claude L'HERAULT

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Aspect général
Le corps est harmonieusement arrondi et assez massif.
A une nuque assez courte qui fait suite à une ligne dorsale un peu arquée, dont le point culminant se situe à la hauteur des hanches.  La croupe est pleine et arrondie.
La tête est légèrement busquée. Assez forte chez le mâle, plus fine chez la femelle.
Les oreilles velues et portées bien droites sont relativement étroites. elles se terminent en forme légèrement effilée. Leur longueur se situe entre 11 et 13,5 cm.
Le fanon, peu développé et régulier, est toléré chez la femelle.
Masse
Poids minimum : 3,.500 kg. - Poids idéal : 4 kg à 4,750 kg. - Poids maximum : 5 kg.
Fourrure
La fourrure est serrée, souple et assez courte tout en étant suffisamment dense.
Couleur
A l’exception des extrémités du corps pigmentées (marques), la dépigmentation totale et profonde du reste du corps (Albinos) fait ressortir une nuance blanc d’hermine sur la toison.
L’iris des yeux dépigmenté est d’apparence rose rougeâtre. Les ongles sont de couleur corne foncée ou noirâtre.
Marques tête, yeux et oreilles
Les marques du nez et des oreilles sont noirâtres aussi foncées que possible et bien délimitées. La marque du nez (masque) est de forme ovée. La coloration des oreilles doit s’étendre uniformément de leur base à leur pointe.
Les paupières finement ombrées ainsi que le fanon légèrement teinté sont tolérés.
Marques pattes et queue
La coloration des pattes, qui s’étend sur toute la première articulation et un peu au-delà à l’avant et qui doit dépasser le jarret à l’arrière, est aussi intense que possible. La queue est également entièrement pigmentée.

 

Jean-Jacques MÉNIGOZ

Lire aussi : Le Grand Russe, présentation de Jean-Jacques MÉNIGOZ (2017)

Gris de l'Artois

Pays d'origine : France (Artois)
Créateurs : Laurent ATTAGNIANT (62 Barlin) et Bernard DUPAS (59 Awoingt)
Ascendance : lapins régionaux panachés et gris lièvre, Beveren bleu
Importance : en expansion
Cette race est officiellement reconnue par la Commission Technique et des Standards depuis le 01 janvier 2012.

Club de race national officiel : Club Français du Gris de l'Artois
Président : Laurent ATTAGNIANT
18, rue des Carrières 62620 BARLIN
03 21 27 44 05
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Origine et naissance
En 2003, les éleveurs de lapins de la région Nord Pas de Calais se mobilisent afin de créer une race régionale. Lors d’une réunion, un lapin du modèle de coloration panaché est présenté comme lapin fermier rencontré dans les fermes du Hainaut, ce lapin ressemble fortement à un gros hollandais avec un dessin très mauvais, il pèse plus de 4 kg. Quelques éleveurs s’intéressent à la race mais lors de la présentation, devant la commission des standards en décembre 2003, les éleveurs se voient refuser, à raison,  par les membres de la Commission Technique nationale, l’ouverture d’une procédure d’homologation.

En juin 2005, un éleveur de Maisnil les Ruitz (62), Mr Bernard DEDOURS ayant croisé ces lapines panachées avec un mâle Bleu de Beveren obtint des sujets de modèle agouti dont certains de couleur gris lièvre.

En visite chez cet ami, Laurent ATTAGNIANT demande à l’éleveur ce qu’il compte faire avec les sujets de couleur gris lièvre. L’éleveur lui répond que c’est pour la boucherie. L. ATTAGNIANT récupère une femelle et un mâle de couleur gris lièvre qu’il croise ensemble. Il obtient prés de 50 % de sujets du coloris recherché. Parallèlement à ce croisement, comme il possédait également les sujets panachés dont le type originel recherché,  L. ATTAGNIANT croise à son tour des femelles avec un mâle d’une souche fermière du même coloris il obtient de ce croisement des sujets de tout coloris dont certains approchent le modèle gris lièvre. c’est alors le début d’une sélection sévère et de la création de souches.

En 2006, L. ATTAGNIANT appelle alors son collègue juge B DUPAS et le séduit par ce projet. B. DUPAS possède encore des sujets panachés, chacun travaille de son coté et s’échangeront des sujets pour le travail de sélection.

Début 2007, les résultats sont de plus en plus méritants et donnent des ambitions.

En janvier 2008, lors de l’exposition de Wittenheim (68) L. ATTAGNIANT présente pour avis des sujets aux juges Pascal RUMMELIN et Roger FEIT. P. RUMMELIN propose de présenter officiellement la race auprès de la Commission Technique et des standards qui prendra la décision de commencer ou non une procédure d’homologation.

En 2008, L. ATTAGNIANT demande alors à engager la procédure d’homologation d’une nouvelle race qui s’appellerait le gris de l’Artois. La commission propose de présenter les sujets lors de la nationale FFC de 2009 qui se déroulera à Metz. Un avis favorable est donné afin de poursuivre le process.

La deuxième année, 27 sujets seront présentés lors de l’exposition de Limoges en octobre 2010 où il est décidé de grossir la race et d’obtenir des sujets pesant 4.250 à 5.250 Kg dans l’idéal mais aussi de sélectionner les sujets ne possédant pas de sous couleur bleue au ventre.

La 3ème et dernière année de la phase d’homologation se déroulera à St Amand Montrond dans le Cher, lors de la Nationale FFC où 20 sujets seront présentés par trois éleveurs, MM. ATTAGNIANT, CICZAK et DUPAS. Suite à l’examen des sujets, et lors de la réunion en date du 16 décembre 2011 de la Commissions des standards, la race est reconnue et un standard est établit, celui-ci sera revu par les membres de cette commission et les créateurs, le standard sera publié et la race reconnue officiellement au 1er janvier 2012.

Barlin, le 24/12/11   Laurent ATTAGNIANT

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal 4,250 kg à 5,250 kg.
Corps ramassé sans longueur excessive.
Ligne dorsale légèrement bombée.
Fourrure dense, lustrée, sans longueur excessive.
Oreilles d'épaisseur moyenne.
Couleur gris lièvre,roux foncé intense et brillant.
Ventre crème.
Ticking régulier sans être trop abondant.
Sous-couleur du manteau bleu intense.
Sous-couleur du ventre crème à roux.
Entre-couleur du manteau orangée et large.

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Gris de l'Artois - Photo : Eddy MAYEUR

Gris de Touraine

Gris de Touraine - Photo : Patrick MICHAUD

Pays d'origine : France -Touraine (Indre et Loire)
Créateur : Unions des Aviculteurs de la Géline de Touraine
Ascendance : lapins gris régionaux
Importance : peu répandue - en voie d'expansion
Race homologuée le 6 décembre 2013 par la Fédération Française de Cuniculiculture.

Club de race national officiel : Club Français du Lapin Gris de Touraine - C.F.G.T.
Président : Pascal BOUCHER
22, rue de Bléré 37310 Cigogne
06 50 06 22 01
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Historique et généralités d'après le texte du C.F.L.G.T.

... Lapin de taille moyenne, le Gris de Touraine n'est pas une nouvelle création, ce lapin existait déjà au début du XXe siècle, et certainement bien avant, tout comme notre Géline et notre Oie de Touraine. Jusqu'aux années 1950-1960, on trouvait ce lapin dans pratiquement toutes les fermes et chez l'habitant (à cette époque, qui n'avait pas un poulailler et quelques clapiers), et, déjà à cette époque, on l'appelait "le Gris de Touraine".

A l'inverse de l'Oie et de la Géline de Touraine qui ont été reconnues comme race officielle (1909 et 1913), le lapin n'a pas fait cette démarche.

C'est dans les années 2000 à 2002 que quelques éleveurs ont retrouvé quelques sujets pour travailler et faire renaître ce lapin dans le but de le faire reconnaître comme une race officielle.

La réunion de Veigné du 5 octobre 2010. C'est en présence de M. Samuel BOUCHER, juge et secrétaire de la Commission des Standards de la F.F.C. que s'est déroulée cette réunion. Notre association, l'UAGT était représentée par plusieurs éleveurs dont notre président Yves VERVIALLE. Nous avons présenté ce jour une trentaine de sujets et, après avoir examiné nos lapins et discuté longuement sur le travail que nous devions accomplir pour parfaire la race, M. Samuel BOUCHER nous a décidé à demander l'homologation de notre lapin Gris de Touraine à la Fédération Française de Cuniculiculture. C'est par lettre du 6 octobre 2010 qu'Yves VERVIALLE, président de notre association, à fait la demande officielle d'homologation auprès de la F.F.C.. Pour l'obtenir, nous devons présenter pendant trois ans 8 sujets (4 mâles et 4 femelles) devant deux juges de la Commission des Standards.

L'homologation

Notre première présentation a lieu à Saint Amand Montrond le 15 décembre 2011, où nous présentons 8 sujets, avec trois éleveurs, devant deux juges (MM. BOUCHER et MÉNIGOZ). Nous sommes encouragés à travailler plus pour la deuxième présentation. Celle-ci a lieu à Montluçon (Allier), le 22 novembre 2012, où nous présentons 8 sujets, toujours avec trois éleveurs, devant les juges MM. PATISSIER et JANISSON. Nous sommes présents au jugement et nous avons une discussion technique très intéressante sur chaque sujet. nous discutons sur des détails pour nous permettre d'affiner le standard.

notre troisième présentation a lieu à Loches, le 8 nombre 2013, dans le cadre de la première exposition des races de Touraine et du centenaire de la Géline, où nous présentons 26 sujets avec 6 éleveurs devant un juge, M. Jean-Jacques MÉNIGOZ, président de la F.F.C.. Tout se passe bien, mais nous devons, pour des raisons administratives, présenter notre lapin à Bort-les-Orgues, lors de la Nationale F.F.C.. Le 6 décembre 2013, la commission des standards homologue notre lapin Gris de Touraine. il rentre dans la catégorie des races moyennes.

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal : 3,750 kg et 4,500 kg.
Le corps est ramassé et massif, avec une ligne dorsale harmonieuse se terminant par une croupe bien arrondie.
Implantée sur une peau peu épaisse, la fourrure est suffisamment dense, souple et sans longueur excessive.
Tête légèrement busquée.
Longueur des oreilles comprises entre 11,5 cm et 14 cm.
Couleur gris cendré clair présente sur toutes les parties apparentes du corps. C'est le résultat d'une répartition homogène et sans excès des pointes noires des poils recteurs et d'une entre-couleur blanche très large.
Les yeux ont un iris de couleur gris clair bleuté.
Sous-couleur gris bleu ardoise sur la partie supérieure du corps.
Entre-couleur blanche sur environ les 2/3 de la longueur des poils.
Le ventre ne présente pas de sous-couleur.

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Gris de Touraine - Photo : Eddy MAYEUR

Gris du Bourbonnais

Gris du Bourbonnais - Photo : Eddy MAYEUR

Pays d'origine : France
Créateur : Alexandre. CHAPONNAUD (03 Yzeure)
Ascendance : lapins gris régionaux
Importance : peu répandue
Standard adopté le 22 janvier 1927 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 26 janvier 1927 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : Association du Lapin Gris du Bourbonnais
Président : MONTAGNIER Jean-Pierre
34 rue des époux Contoux 03400 YZEURE
04 70 44 46 68

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Historique
C'est un lapin de création française assez récente. Depuis fort longtemps il existait, dans le centre de la France, surtout dans les départements de l'Allier et de la Saône-et-Loire, un lapin gris vraisemblablement issu du Géant des Flandres gris fer et du Lapin Commun du pays et qui était très recherché sur les marchés locaux.

A la demande de M. MAZET, Président Fondateur de l'Union Avicole Bourbonnaise, M. CHAPONNAUD, le créateur de la race, entreprit de la sélectionner et d'en faire une race régionale de valeur. Au départ, son élevage fut assez hétéroclite tant par les formes que par les couleurs. M. CHAPONNAUD, éleveur de Normand, eut recours à ce dernier pour fixer la forme du Gris du Bourbonnais. Le Gris du Bourbonnais actuel en a conservé la forme ramassée et une bonne capacité chair, vu qu'il a également gardé la croupe caractéristique de son grand parent le Géant des Flandres.

Il existe une seconde version de la création du Gris du Bourbonnais qui aurait été créée de toutes pièces par M. CHAPONNAUD en croisant des Géants des Flandres avec des Lapins de Garenne. Il aurait ainsi obtenu la vivacité, puis il aurait incorporé du Bleu de Vienne, ce qui aurait donné au lapin son importante masse musculaire.

Image Gris du Bourbonnais M. CHAPONNAUD

Gris du Bourbonnais à M. CHAPONNAUD  (photographie "Vie à la Campagne" avril 1924)

La première version semble, malgré cela, la plus vraisemblable. Les premiers sujets furent présentés en 1921 à l'exposition de Vichy et en 1922 à l'exposition de Paris. Le Gris du Bourbonnais est un lapin rustique, de taille moyenne, bien adapté à sa région, il a une chair d'excellente qualité, à texture fine et ferme.

La race est peu répandue en dehors du centre de la France.

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 4 kg et 4,750 kg.
Corps assez ramassé, suffisamment arrondi sans être massif.
Masse musculaire importante, les régions fessières sont très charnues.
Les pattes postérieures font légèrement saillie.
Tête légèrement busquée.
Fourrure assez courte, suffisamment dense, fortement lustrée (poils de soutien assez apparents).
Couleur gris assez foncé, uniforme, régulièrement piqueté de noir (gris de fer atténué).
Le triangle brunâtre doit rester perceptible.
Entre-couleur très réduite présente sur la partie supérieure du corps.

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Gris du Bourbonnais - Photo : Louise ICARD

Japonais

Pays d'origine : France
Ascendance : Lapins panachés
Importance : Peu répandue
Standard adopté le 22 avril 1914 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 31 octobre 1919 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.

 

Historique et généralités.

Extrait de "'La Revue Avicole" Samuel BOUCHER - 1987
Dans un très ancien numéro de La Revue Avicole datant d'octobre 1894, N. NAUDIN écrit au sujet de cette race: "Nous avons vu figurer, lors du concours général de 1887, dans la classe des lapins communs, une variété qui avait vivement excité la curiosité. Ils étaient tricolores et portaient le nom de Japonais".

Ainsi, les premiers sujets ont-ils été exposés il y a exactement un siècle, au milieu des lapins communs dont faisaient encore partie à l'époque les Géants des Flandres. On remarquera également que, à l'origine, la robe de notre animal, d'après la description qui nous en est faite, devait comporter une certaine proportion de blanc.

Toujours est-il que les éleveurs de l'époque réclamaient le droit de concourir dans une classe spécialement réservée au Japonais. Ce souhait fut exhaussé et deux classes furent réservées à ce lapin l'une pour le type "géant", l'autre le "petit". Le professeur CORNEVIN décrit d'ailleurs la race en 1897.

Pourtant l'enthousiasme ne fut pas général. On se posait beaucoup de questions au sujet de sa création, on se demandait même s'il avait les caractères minima permettant de lui décerner le titre de race. Ainsi, M. de HAUTE-CLAIRE, un fervent admirateur, écrit dans "L'élevage pratique du lapin domestique" : Le lapin ne le cède en rien à ces races (Argenté, Russe ...) pour la beauté ; il a sur elles l'avantage d'être excellent reproducteur et de donner l'une des meilleures chairs" Mais d'autres, comme NAUDIN, disent de lui qu'il "n'est qu'un simple lapin commun" et donne comme preuve que "dans chacune des portées il y a des petits qui sont de couleur unie: on y trouve", écrit-il, «le gris, le blanc, le fauve et quelquefois du noir".

Une critique véhémente apparût même dans "Chasse et Pêche" de 1894/1895 où l'auteur écrit: "Nous en parvenons pas à découvrir l'origine toute récente de ce lapin très commun, mais bariolé à la façon des chats tricolores ou écaille de tortue, en anglais tortoiseshell. Nous savons que cette couleur s'obtient par le croisement du lapin noir avec le roux. Le farceur qui le premier les a lancés comme Japonais ne voudrait-il pas être assez aimable de se faire connaître ? Les amateurs pourraient alors lui adresser leurs félicitations".

Cette critique nous semble aujourd'hui peu fondée car il est certain que le Japonais ne peut être obtenu comme l'auteur le préconise. Alors reportons-nous à ce qu'écrivait avec beaucoup d'objectivité le grand éleveur Eugène MESLAY qui possédait de tels lapins. Selon lui, il serait possible de découvrir des "Hollandais mal réussis, de nuances. indistinctes, le principe même, l'origine du Japonais". Ainsi, il se demande si, en partant du Hollandais tricolore, il serait possible "d'arriver, par une sélection judicieuse, à l'exclusion totale du blanc" et continue en posant la question suivante : "Dès lors, l'animal produit, ne ressemble-t-il pas au Japonais ?".

D'ailleurs, à M. de FOUCAULT qui voulait savoir si "ce lapin (venait) du Japon ou (était) une variété du Hollandais de grande taille", il répond: "sur la première interrogation, la réponse nous semble facile: il porte un nom de fantaisie, absolument comme le lapin sibérien. Sur la seconde, nous penchons pour une réponse affirmative le dutch tortoiseshell" (ou Hollandais tricolore).

Petit à petit, le type moyen s'imposa. Optons pour cette dernière hypothèse qui semble plausible et justifiable. Cependant, il faut expliquer, comme nous l'avons déjà remarqué plus haut que le Japonais - sans doute à cause de ses origines possédait, au début, des taches blanches plus ou moins étendues. Et déjà à l'époque, les éleveurs pensaient qu'il fallait les éliminer par sélection. Ainsi, Louis Van der SNICKT, rédacteur en chef de «Chasse et Pêche" répond à un courrier d'Eugène MESLAY en ces termes : "Je suis d'accord, le lapin Japonais doit être jaune, orange et noir, sans blanc".

Aujourd'hui, les Juges français sont très stricts sur ce point. La moindre tache blanche signifierait, en effet, que la sélection est encore mal faite ou que certains croisement ont été effectués, avec des Papillons Rhénans ou des Hollandais tricolores, après que la race a été fixée, ce qui serait un non sens et un retour en arrière. Certains pays européens tolèrent pourtant de petites taches blanches sur le ventre, le côté intérieur des pattes et le dessous de la queue.

Mais revenons à notre race originelle. En partant du petit lapin tricolore obtenu et fort agréable à l'œil, les éleveurs ont voulu créer le Grand Japonais, en effectuant des croisements avec des Géants, des Béliers et des Normands. Ce fut une très grave erreur. Les animaux étaient porteurs de multiples défauts. Ainsi, certains avaient les oreilles tombantes du Bélier, d'autres arboraient l'inévitable fanon des races géantes, d'autres encore avaient de longs poils. Toutes ces remarques amenèrent Eugène MESLAY à écrire: 'le (grand) Japonais actuel, sans caractères propres, n'offre-t-il plus qu'un assemblage de formes hétéroclites, conséquence des croisements qu'il a subi et qui ont abâtardi et dénaturé la race P. Cette variété est peu à peu tombée en désuétude.

En revanche, le petit Japonais ne subit pas de tels croisements et on disait de lui qu'il avait un aspect général harmonieux, qu'il respirait la santé et la vigueur, que son attitude était vive, gaie, nerveuse. Il avait la forme du Hollandais mais était plus gros et plus fort. MESLAY qui souhaitait "un type unique" note qu'il "serait plutôt moyen si nous envisageons l'ensemble des races de lapins".

Aujourd'hui, le Japonais fait partie des Races Moyennes et il est peu répandu en France.

Photographies Michel GRUAZ

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 3,500 kg et 4,250 kg.

Corps robuste et assez arrondi.

Fourrure suffisamment dense, assez rigide.

Les poils recteurs de bonne épaisseur sont discrets pour conserver aux marques leur netteté de contour.

Couleur noir et jaune orange de tonalité soutenue

La répartition des deux couleurs doit être la plus équilibrée possible.

Plus la délimitation et la pureté des couleurs sont nettes, plus le dessin particulier est mis en valeur.

Le dessin de la tête doit se rapprocher le plus possible du schéma dit en croix, avec une délimitation nette sur le chanfrein.

Le dessin du corps doit se rapprocher le plus possible du dessin à damier, avec un mini de 3 bandes verticales sur chaque côté.

La disposition des zébrures est alternée au niveau de la ligne dorsale .

Lire aussi : Le Lapin Japonais

Lapin Chèvre

Lapin Chèvre noir - Photo : J. P. GOLLIN

Pays d'origine : France, berceau dominant : Aquitaine - Saintonge
Ascendance : divers lapins de pays proches du modèle loutre
Importance : peu répandue
Cette race est officiellement reconnue par la Commission Technique et des Standards depuis le 29 mai 2004.

Club de race national officiel : Club du Lapin Chèvre
Contact : Christophe VIGNEAULT
La Roche    16300  GUIMPS
05 45 78 25 17
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Lapin Chèvre Bleu

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal 3,500 kg à 4,250 kg.
Corps harmonieusement arrondi sans être massif.
L’animal est relativement élancé.
Fourrure assez courte, lustrée, fine et dense. Les poils recteurs bien apparents.
Le pelage se compose de trois couleurs. La couleur fondamentale qui recouvre toute les parties extérieures visibles du corps. Une teinte blanchâtre sur le dessous du corps. Le liseré jaunâtre liant notamment la coloration du ventre et la couleur fondamentale.
Bonne extériorisation des marques (démarcation et étendue).

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Lapin Chèvre bleu - Photo Bernard DUPAS        

Lire aussi: Le Lapin-Chèvre: une nouvelle race ?  par Georges PATISSIER

Lièvre Belge

Lapin Lièvre Belge
Lièvre Belge
Lapin Lièvre Belge Feu Noir
Lièvre Belge Feu Noir
Lapin Lièvre Belge Feu Noir
Lièvre Belge Feu Noir

Pays d'origine : Angleterre et Belgique
Ascendance : lapin à allure de lièvre
Importance : assez répandue
Standard adopté le 12 mai 1923 par la Société Française de Cuniculiculture.

Club de race national officiel : Association Française des Éleveurs de Lièvre Belge
Président: Jean-Paul CAURRIER
337, chemin de Deyfosse 88470 Nompatelize
03 29 58 45 73
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Exposé sur le Lièvre Belge Par Jean Marie ZIMMERMANN (1992)

1- Rappel historique :
S'il est appelé Lièvre Belge en Belgique, Hollande, Angleterre et France, on le nomme simplement "Lapin Lièvre" en Suisse et en Allemagne. Après une première importation de Belgique, les anglais établissent le premier standard en 1880 puis le révisent en 1882. Ce n'est qu'en 1889 que les belges adoptent le leur. Pour la France, le plus ancien standard date de 1900. Il n'est que la traduction faite par E. MESLAY du standard anglais. Il faut attendre 1910 pour voir les premiers changements qui depuis lors n'ont plus cessés.

2- Considérations esthétiques :
On peut tout d'abord se demander si ce lapin est beau. Tout dépend de la subjectivité de chacun. Il n'a peut être pas la beauté absolue d'Apollon ou de Vénus, il ne présente pas non plus la beauté d'adaptation à un service comme les pigeons voyageurs, les coqs de combat ou les lapins angoras, mais il rentre sans doute dans le cadre d'une beauté conventionnelle, sans objectif utilitaire, tout comme les lapins béliers ou les pigeons frisés. On peut ensuite se demander s'il est harmonieux. Là, la réponse est certaine: oui ! Il répond en effet parfaitement aux lois d'harmonicité établies par Raoul BARON, professeur de zootechnie de la fin du 19ème siècle et notamment à la loi des variations corrélatives qui dit que "si variation il y a, elle existe dans toutes les parties, une variation entraîne une autre variation". Ainsi, pour le Lièvre Belge, le corps allongé a entraîné l'allongement de toutes les autres parties du corps. Ce type harmonique est l'apanage d'une race modelée par le temps.

3- Gros plan sur les lignes des standards:
Le Corps :
C’est le type lièvre qui caractérise la race et non le type lapin. Le corps est long et fin mais il doit être bien proportionné. La ligne dorsale est bien arquée mais la courbure est continue depuis l'arrière des scapulas (épaules) jusqu'à la racine de la queue. Ceci est surtout la résultante d'un avant ­train haut soulevé par des pattes bien proportionnées. Les lapins qui répondent à ces exigence ne sont jamais ramassés. En revanche un animal affaissé sur ses antérieurs et ramassé à l'arrière sera de type médiocre, même s'il a le dos arrondi. Quant à la croupe, elle doit être optiquement ronde. Pour cela, il ne faut pas apprécier l'arrondi lorsque le lapin est couché, mais assis. Au toucher, on sentira toujours un peu les os du bassin car le Lièvre Belge est de type longiligne.La ligne ventrale est remontée et non affaissée (à pénaliser sévèrement) parallèle à la ligne dorsale.La tête est longue et fine, bien découpée, un peu rétrécie entre les yeux, proportionnelle au corps et elle fait suite à une nuque longue. Le dimorphisme sexuel existe. La poitrine est plutôt étroite. Une poitrine large ou décollée est un défaut grave.
La queue est droite et dans le prolongement de la colonne vertébrale. C'est important pour l'harmonie de la race.
Les pattes antérieures doivent être très longues, parfaitement droites et d'ossature fine. Les membres cagneux (en X) les pieds plats ou les pattes arquées (en 0) ainsi que les jointures articulaires saillantes sont des défauts héréditaires ou provoqués par une alimentation carencée et une accélération conjointe de la croissance. Les planchers humides, l'utilisation d'obstacles pour les animaux trop jeunes, favorisent l'apparition de ces défauts. Des phalanges trop longues peuvent également être la cause des pattes aplaties. Les pattes arrières doivent être longues, fines et horizontales. Tout ce qui ressemble à un "guidon de vélo" doit être proscrit.
La masse qui serait à rechercher serait plutôt de 3,6 kg à 4 kg pour revenir au 8 à 9 livres anglaises d'origine. (NDLR: ce n'est plus forcément vrai aujourd'hui 3.8 à 4.2 kg semble mieux adapté à l'expression d'une bonne envergure)

La couleur :
C'est un des problèmes actuels. Le standard français actuel (NDLR: nous sommes avant l'édition 1993) dit "roux foncé intense et brillant, d'une nuance feu et châtain".

Dans le passé, Ernst SPANNAGEL (Das Hasenkanninchen 1933) distingue 3 variétés:
- Le roux renard à couleur ventrale blanche
- Le feu doré à couleur ventrale crème
- et l'acajou à couleur ventrale rousse

Actuellement, l'entre couleur et la sous couleur ne sont pas citées dans le standard. Toutefois, la couleur roux foncé décrite, part de la pointe du nez en s'étendant sur toute la face. Elle recouvre tout le manteau en descendant bien sur les côtés du corps, hanches comprises. Les oreilles sont bordées de noir, et de la même couleur que le corps. Le dessous de l'animal est paille roussâtre, l'iris brun noisette foncé, les ongles de couleur corne foncée.

Le ticking qui parsème le manteau est d'apparence ondulée et plaquée, floconneux. Mais attention, un manteau acajou le laisse moins transparaître ce qui n'est pas à pénaliser. On ne doit pas trouver de poils noirs sur la poitrine. Ils sont en revanche présents sur les joues et les antérieurs. Enfin, il est à noter qu'un feu noir existe en France, mais que sa poitrine reste encore trop foncée. Il conviendrait de ne pas trop le pénaliser pour l'instant.

Il est à noter aussi que la sous couleur bleu du ventre s'étend des aines au plastron.

 

Extrait de: "Les Races de Lapins" par Eugène MESLAY, avocat, 1900.
Observations
On donne le nom de Léporide, du latin lepus, leporis, lièvre, et du grec eidos, forme, au produit du croisement du lièvre et du lapin. "La question du léporide a été fort controversée; de part et d'autre on a soutenu avec vivacité la réalité ou l'impossibilité de ce croisement et des faits qui paraissaient de toute évidence ont été invoqués à l'appui de l'une et l'autre opinion. " Dict. Larousse. La controverse n'est point close et de nos jours encore le léporide a des adversaires obstinés et de fervents défenseurs. Nous n'essaierons point d'élucider cette ténébreuse question et prions nos lecteurs qui voudraient se faire une opinion de consulter les nombreux mémoires écrits sur la matière. ( ... )

Toute question d'hybridité écartée, il n'en est pas moins certain qu'il existe un animal, léporide suivant les uns, simple lapin d'après les autres, qui "vu à distance ressemble assez bien au lièvre commun". Les anglais qui ont trouvé en Belgique (ndlr.- vers 1870) le type primitif (ndlr- certainement un produit de croisement entre Géants Belges et Garennes) lequel venait probablement de France, l'ont appelé Belgian hare, lièvre belge; les Allemands le qualifient Hasenkaninchen, Belgisches Hasenkaninchen. V.P. WASER.

C'est cet animal que nous nous proposons de décrire. Pour ce faire, nous nous servirons des travaux de nos voisins d'Outre-Manche, qui, avec un soin tout particulier se sont adonnés à sa culture et se sont efforcés d'accentuer les ressemblances premières qu'il présentait et de le rendre aussi complètement que possible semblable au lièvre sauvage.

Caractères extérieurs
"Procurez-vous un lièvre adulte d'un an, au moment où il est arrivé à sa croissance, avec le poil complètement développé. Faites-le empailler; placez-le dans votre clapier et qu'il soit votre silencieux mentor". M. SALTER.

"Ne vous méprenez point sur l'espèce de lièvre qu'il importe d'imiter: ce n'est point le lièvre Irlandais de couleur brune, que l'on rencontre dans les montagnes de l'Ecosse et le nord de l'Europe et que les naturalistes désignent sous le nom de lepus variabilis, variété Hibernicus, mais bien le lièvre Anglais, le lièvre commun, le lepus timidus. Le lièvre Anglais est exactement le même que notre lièvre Français. Le modèle étant déterminé, voyons ce qu'est aujourd'hui le Belgian hare, montrons les points acquis et recherchons les qualités restant à obtenir. Suivons le Standard dressé par W.LUMB, HON. Sec. Du Belgian hare Club, et aidons-nous des judicieuses observations de M.E. WILKINS.

Couleur. - Pour peu qu'on examine le pelage d'un lièvre belge, on remarque des poils de trois couleurs différentes:

1/ Poils blancs. - "Nous sommes tous de même avis sur la distribution de la couleur blanche; sans parler de bande blanche ou blanchâtre qui environne les yeux et s'étend en avant jusqu'à la moustache, et en arrière jusqu'à l'oreille , sans mentionner encore les légères nuances qui existent sous le dessous des joues et qui doivent être aussi peu accentuées que possible, nous voyons le blanc se concentrer sur toute la partie inférieure du corps."

"Toute autre tache blanche (étoile ou liste sur le front, marque sur le nez, barres sur les pattes de devant, doigts lignés de blanc, etc.) entraîne la disqualification de l'animal". E. WILKINS, p. 28. Quelques personnes ont prétendu que le ventre du Belgian hare pouvait être roussâtre; c'est une erreur, comme celui du lièvre, il doit être blanc. ld. p. 32.

2/ Poils rouges roux intense, mais non d'une couleur foncée indécise; cette couleur, sur laquelle tous les éleveurs ne sont pas d'accord, est assez difficile à préciser; rich rufus red not dark smudgy colour, dit le Standard du Club. "cette désignation, dit M. WILKINS, qui semble préférer une nuance plus vive, me paraît inexacte; j'aime mieux les expressions rich golden tan, rich red shaded golden; couleur feu intense à reflets dorés, couleur rouge intense nuancée d'or. " ld., p. 30.

Ces poils rouges roux constituent la couleur de fond; tantôt ils existent seuls, tantôt ils sont mélangés de poils noirs.

3/ Poils noirs. très brillant, fort et longs; ils dépassent les précédents et émergent à la surface ; ils forment ce que l'on est convenu d'appeler le ticking. ( ... )

Les hanches ont parfois des teintes grises, mais cette coloration se retrouve même dans le lièvre sauvage; il est bon néanmoins de n'en point permettre de développement. ( ... )

"Tant que la fourrure du Belgian ne ressemblera pas sous le rapport de la forme et des marques des poils à celle du lièvre sauvage, il existera toujours une barrière dressée conte l'imitation complète et par conséquent contre tout progrès. " M. SALTER. ( ... )

Attachez donc, dit M. SALTER, plus d'importance à la longueur des poils et au ticking ; faites en sorte qu'il soit constitué par de longs poils noirs terminés par une pointe fauve. Ainsi, le Belgian hare ressemblera de plus en plus au lièvre sauvage.

Forme. - Le corps du lièvre belge est proportionnellement à sa taille plus long que chez n'importe quelle autre variété de même poids; un spécimen court et trapu n'aurait aucune valeur aux expositions. La longueur du corps n'atteint point encore celle du lièvre sauvage; les meilleurs spécimens présentés aux expositions sont encore trop courts de plus de 2 pouces. Le dos, bien pris dans les côtes, s'élève graduellement depuis le cou jusqu'aux hanches en une courbe gracieuse, le ventre est bien relevé, les reins arrondis, pas tranchants, la poitrine musclée, la queue droite. L'ensemble présente un aspect de pur sang, a racy appearance.

Tête. - la tête, en égard à la taille, est plutôt large entre les yeux; sa largeur va en diminuant insensiblement vers le bout du nez, mais l'ensemble doit être bien proportionné et donner à l'animal un air dégagé et éveillé.

Oreilles. - Longues de 12 à 14 cm, larges en proportion; minces, quasi transparentes; portées droites quand l'animal est en action, couchées sur les épaules quand il est au repos. Elles possèdent une marque particulière noire, dite lacing, qui comprend toute la pointe et se continue en un liseré descendant aussi bas que possible sur les bords extérieurs. La couleur de cette marque est noir intense, mais souvent sur les bords plus encore qu'au sommet elle offre une nuance grise absolument défectueuse. " L'ear lacing, au cours de ces dernières années a fait quelques progrès, mais il n'atteint point encore les dimensions observées chez le lièvre." M.WILKINS, p 16.

œil. - Couleur noisette; grand, rond; brillant, audacieux. " Je crains qu'il soit impossible d'obtenir dans le lapin domestique l'expression sauvage qui caractérise l'œil du lièvre. Les conditions de l'existence sont trop différentes; sans demeure qui le mette à l'abri du danger, entouré d'ennemis de toutes parts, le lièvre passe sa vie dans une continuelle inquiétude; la crainte qui le domine est si grande, dit la légende, que, même dans le sommeil, ses yeux refusent de se fermer. Pour éviter les périls qui le menace, la nature a donné une fourrure épaisse, une vitesse remarquable et surtout une vision exceptionnelle. La qualité de l'œil n'est pas mauvaise chez quelques uns de nos Belgian hares, mais on n'arrivera jamais à lui donner la véritable expression sauvage." M. WILKINS p.10.

Fanon. - Un fanon assez fort existe parfois, surtout dans les grands spécimens; il se présente plus particulièrement chez les femelles. C'est un défaut; certains amateurs sont même d'avis qu'il devrait être une cause de disqualification, cependant, si après déduction des points que fait perdre cette imperfection, le sujet reste en tête, le prix doit lui être décerné. Le standard du Belgian hare Club attribue cinq points à l'animal dépourvu de fanon.

Pattes. - Les pattes, surtout celles de derrière, sont longues, droites et minces; plus l'ossature est fine et légère plus le sujet a de valeur.

Poids. - Environ 8 lib. ( 3,630 kg )

Queue. - Droite.

Attitudes. - Le Belgian hare doit avoir toutes les attitudes du lièvre dans le repos comme dans l'action. ( ... ) " Je n'aime point que le Belgian soit paresseusement étendu, nonchalamment couché, je le veux droit sur ses pattes de devant, car cette pose le rend plein de vie et lui donne un aspect rempli d'élégance. Bon nombre de spécimens se sont montrés excellents sous le rapport des attitudes; néanmoins l'imitation n'est pas encore parfaite. " MM. SALTER, WILKINS.

Caractères moraux
Le Belgian hare est de tempérament vigoureux néanmoins il est prudent de ne pas l'exposer au froid, car il s'enrhume aisément. " Les femelles sont fécondes: le nombre des petits est généralement de six à sept, souvent plus, mais elles sont très impressionnables; un cri, un bruit insolite, la présence d'une souris dans leur case suffit pour leur faire abandonner leurs petits; supprimez donc toute cause d'inquiétude; évitez de trop fréquentes visites et surtout n'allez pas entrouvrir le nid." The Book, p. 27

Reproduction
l/ Age des reproducteurs. - Le mâle et la femelle peuvent débuter à 8 mois; celle-ci peut continuer ses fonctions pendant 2 ou 3 ans, c'est à dire tant qu'elle conserve sa couleur et ses formes; mais il est prudent de se priver des services du mâle dès qu'il a atteint 18 mois, car généralement à cet âge il est devenu lourd, épais, sa tête est grosse, son pelage trop clair. V. M. WILKINS, p. 63

2/ Choix des reproducteurs. - Si l'on accouplait ensemble deux sujets de couleur correcte c'est à dire telle qu'elle est exigée par le standard du Club, il est à prévoir que leur descendance serait d'une nuance trop claire, aussi les éleveurs conseillent-ils de choisir des femelles plutôt foncées avec un ticking abondant et de les allier avec un mâle dont la couleur est parfaite. Les points les plus difficiles à obtenir sont : la bonne coloration des pattes de derrière, la marque noire des oreilles; ayez donc soin que les reproducteurs possèdent l'un et l'autre ces précieuses qualités. Le ticking vient-il à faire défaut ? Employez un mâle entièrement noir, il se trouve souvent des sujets de cette couleur dans les portées, et vous verrez les poils noirs réapparaître en quantité suffisante. N'oubliez pas que vous devez attendre de la femelle la couleur; du mâle, la structure, la forme, le style; qu'il soit donc irréprochable sur tous ces points. MM. SALTER, NOBLE, WILKINS, etc...

3/ Époques de la reproduction. - Une excellente méthode est d'obtenir une première portée en janvier ou février, une seconde en avril ou mai; laissez alors se reposer la mère pendant l'été et dès qu'elle aura en automne revêtu une bonne fourrure, livrez-la une troisième fois au mâle... N'exigez jamais plus de trois nichées par an d'une femelle belge... Les portées du printemps seront en état de reproduire ou d'être présentées aux expositions en automne, celles d'automne pourront vous servir pour les mêmes usages au printemps... E WILKINS.

4/ Mode de reproduction-. - "J'admets que vous possédiez deux femelles et un mâle, tous sujets de 1er ordre. Faites faire une portée aux deux femelles, et dans chacune choisissez un mâle et une femelle; croisez le mâle de la portée n°1 avec la femelle de la portée n°2 et inversement la femelle n°1 avec le mâle n°2; dans les deux nichées ainsi obtenues faites choix des deux ou trois meilleures femelles et recroisez-les avec le premier mâle employé.

Les jeunes
La nuance des jeunes, au lendemain de la naissance est excessivement variable. Quelques-uns sont complètement noirs et ne peuvent servir, dans les croisements, que pour développer ou renforcer le ticking; d'autres, entièrement de couleur fauve ou rouge, deviennent rarement des sujets d'élite; la plupart ressemblent à des lapins gris communs. Leurs qualités sont plus ou moins lentes à se révéler; dans certains, elles se manifestent dès l'âge de quatre mois, d'autres, on ne saurait même à huit mois pronostiquer de leur valeur. Que l'amateur soit donc patient et ne désespère pas trop vite."

Logement
"Je préfère pour le lièvre belge le clapier fermé et ne tolère les cases placées à l'extérieur que si elles sont bien construites, à l'abri de l'humidité et des courants d'air. Il importe aussi que l'intérieur soit protégé contre les rayons du soleil qui affaibliraient rapidement la couleur. Il faut donner au lièvre beige une case aussi grande que possible et le placer de façon qu'il puisse se donner beaucoup d'exercice sur un terrain sec." The Book

Maladies
L'hygiène du logement est d'autant plus nécessaire que le Belgian hare est plus particulièrement sujet à contracter la maladie connue sous le nom de snuffles, reniflements, maladie qui, selon l'expression de Mme WILLIAMS, est le véritable fléau des clapiers.

Observations générales
Les Américains se sont depuis quelque temps pris d'engouement pour le Lièvre Belge ; les demandes ont afflué de tous côtés, en Angleterre, en Belgique et en France ; aussi les prix se sont-ils élevés dans des proportions considérables. A titre de curiosité, nous citerons les exemples suivants : A l'exposition de Kansas City, il y avait 280 lièvres belges, dix fois plus que l'année précédente - on y remarquait quelques spécimens importés d'une valeur de 500 dollars (2500 fr) "Chasse et pèche" 18ème année, 338. M. E. WILKINS nous signale la vente d'un reproducteur d'élite pour 125 livres (3125 fr). Nous engageons donc nos lecteurs à entreprendre sans tarder l'élevage du lièvre belge, et nous leur souhaitons d'être assez heureux pour battre le record que nous venons d'indiquer.

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal 3,500 à 4,250 kg.
Corps très long et élancé, svelte, très racé comme un pur sang.
Ligne dorsale longue formant une courbe très accentuée se fondant avec la croupe optiquement arrondie.
Ligne ventrale s’écoulant parallèlement à la ligne dorsale, de sorte que le ventre peu apparent paraît relevé.
Fourrure de longueur moyenne, très serrée, brillante et de texture assez rigide. Les poils recteurs suffisamment apparents et irrégulièrement répartis doivent faire ressortir le ticking.
Faible appui des pattes avant (pied de chat).
Couleur fondamentale roux foncé intense et brillant. Entre-couleur roux orangé. Sous-couleur bleutée assez soutenue.

Lièvre Belge Blanc
Lièvre Belge roux - Photo : Philippe GINFRAY

Néo-Zélandais

Néo-Zélandais - Photo : Jean-Jacques MÉNIGOZ

Pays d'origine : U.S.A
Ascendance : lapins colorés américains
Importance : très répandue

Club de race national officiel : Association Française des Éleveurs de Californien et Néo-Zélandais
Président : André MARMORAT
Terre des Grands Bois 71300  SAINT BERAIN SOUS SANVIGNES
03 85 67 81 09
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Historique et généralités.
C'est une race originaire des USA, ce lapin descend des lapins colorés Américains dont il est l'albinos. Il a été sélectionné dès le départ sur ses qualités de production de viande : bonne vitesse de croissance, précocité, indice de consommation, poids.

Débuts sélectifs remarqués : première décade de notre siècle. Les avis sont partagés sur son origine : lapins sauvages Néo-Zélandais (Californie 1909) croisement Lièvre Belge x Golden Fauve. Il s'agissait, dans tous les cas de Néo-Zélandais colorés (fauve).

Les classes observées vers 1913/1915 étaient de couleur variée et bigarrée avec ventre blanc, œil cerclé pâle et oreilles galonnées. Type assez sommaire, oreilles développées (on retrouve quelques analogies avec les Fauves de Bourgogne primitifs).

Le premier standard fait état d'un lapin de grande taille (le plus grand possible) dans de nombreux coloris : gris, roux, noir, brun, bleu, blanc. A partir de 1920 : corps ou forme et longueur moyenne – mâles 9 livres, femelles 10 livres. Recherche de viande ferme et lourde sur tout le corps excepté de graisse de couverture, ni flasque, ni décousue.

Après la seconde guerre mondiale, le premier à avoir parlé du Néo-Zélandais en France est Maître J-F RAMBAUD, dans un article paru dans la revue COCORICOS d'Août 1957, avec photographies de Néo-Zélandais très typés.

Ce fut un scoop et une cause d'énorme étonnement pour les éleveurs français pas habitués, surtout à l'époque, à voir ce type de conformation. Article intitulé : "Champion New-Zeland…" Article reprenant tout le descriptif complet de la race avec des adjectifs appropriés pour un animal de viande idéal.

Le meilleur… bête bien construite… aussi viandeux que possible… bien remplie de chair ferme et lourde… manifestant force et vitalité…

Et J-F RAMBAUD de résumer son anthologie du Néo-Zélandais : "Modèle de sélection intelligente amenant à son plus haut point la productivité d'un animal".

En 1959, 1960, 1961… 1964, la revue "VOS LAPINS" sous la plume de son rédacteur en chef J-F RAMBAUD, reprend toutes les études approfondies sur le Néo-Zélandais, avec toutes les remarques positives qui s'y attachaient, mais aussi toutes les distorsions sélectives à éviter : difformités, vulgarité d'albinos commun, ligne Tas (épaississement déséquilibré).

On doit à J-F RAMBAUD d'avoir présenté et commenté le Néo-Zélandais en France. Ce fut aussi le véritable initiateur de ce qui allait devenir l'élevage du lapin de chair. Le Néo-Zélandais fut introduit en France en 1960 par les moines de l'abbaye de Bellefontaine en Vendée près de Cholet. René COMBESCOT (Aube) en importa également des USA ensuite et en développa une belle sélection.

Bibliographie : Jacques ARNOLD – FFC INFO - Octobre 1994

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 4,500 kg et 5,250 kg.
Conformation très massive avec un développement musculaire très accentué (chair très ferme).
Longueur moyenne du corps, en harmonie avec une largeur bien marquée (en vue plongeante un léger amenuisement des hanches aux épaules doit être perceptible) et une profondeur importante.
Tête assez courte, quelque peu aplatie avec des mâchoires prononcées, est étroitement serrée sur les épaules et se fond avec le tronc (pas de cou).
Oreilles très robustes avec des extrémités arrondies.
Fourrure très dense, de longueur uniforme, très épaisse au toucher.

Néo-Zélandais, vue du dessus
Néo-Zélandais, tête

Photos : Jean-Jacques MÉNIGOZ

Noir et Blanc / Bleu et Blanc / Brun et Blanc

Pays d'origine : Angleterre et Allemagne
Ascendance : Feu Noir - Chinchilla
Importance : Peu répandue

Club de race national officiel : Association Nationale des Eleveurs de Feu, Feh Chinchilla et dérivées.
Président : Eddy MAYEUR
67, rue d'Hirson 59186  ANOR
03 27 59 54 34
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Historique et généralités.
Cette race a été créé dans les années 1920 par les cuniculteurs Anglais qui l’ont appelé “Silver Fox”. A la même époque des lapins d’un modèle de coloration analogue sont signalés dans d’autre pays sur le continent, en Belgique, au Pays-Bas et en Allemagne notamment, nés dans des nichés de lapins Chinchilla. Ces apparitions localisées étaient sans relation semble-t-il avec le Silver Fox Anglais et ont connu des cheminements divers.

En Allemagne, cette variété de lapins a été appelée Renard Argenté à poil normal (Silber Fuchs Normalhaarig). Elle fut exposée, pendant quelques années dans des expositions allemandes de lapins à fourrure. L’avènement dans ce pays des races de rapport, sonna le glas de cette population de lapins encore assez hétérogène et peu nombreuse.

Les lapins “Jarres Blanches”, sont nés en Thuringe en 1949, dans l’élevage de lapins Chinchilla de Claire GEISLER, qui les fit reproduire et les sélectionna.

En 1953, il se créa dans l’ancienne R.D.A., le premier Club pour la promotion de cette race, qui se développa rapidement et se répandit bientôt en Allemagne de l’Ouest, ainsi que dans d’autres pays d’Europe continentale. Les éleveurs Français importèrent les lapins à Jarres Blanches d’Allemagne. La race fut reconnue sous l’appellation “Renard Argenté” et son standard publié dans le recueil des standards lapins 1972.

Rebaptisée Noir et Blanc en 1984, elle figure depuis avec les variétés Bleu et Blanc, Brun et Blanc, dans les recueils des standards de lapins de race publiés depuis par la F.F.C..

Jacques CZESCHAN

Noir et Blanc
Noir et Blanc
Bleu et Blanc
Bleu et Blanc

Photos : Eddy MAYEUR 

Caractéristiques à rechercher:

Poids idéal compris entre 3,500 kg et 4 kg.
Corps trapu et bien arrondi.
Tête bien attachée au tronc.
Fourrure de longueur moyenne, très dense et lustrée, poils recteurs bien apparents.
La couleur (noir, bleu ou brun) doit être pure et intense.
Bonne extériorisation des marques (démarcation et étendue).
Le triangle sur la nuque est de taille réduite.

Normand

Normand - Photo : J.P. GOLLIN

Pays d'origine : France
Ascendance : lapins gris régionaux
Importance : assez répandue
Standard adopté le 20 août 1919 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 31 octobre 1919 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : Club pour la Sauvegarde des Races Avi-cunicoles Normandes
Président : M. Bruno LOMENEDE
156, route du Four à Pain 76750 BOSC-ROGER SUR BUCHY

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  - - http://attribut.dp.free.fr/index.php

Historique et généralités.
Gros Normand, Géant Normand, Lapin Normand, lequel de ces trois noms est le bon ? C’est la question que pose A . MAUMENE dans le numéro extraordinaire de la "Vie à la Campagne" publié en 1920, contestant aussi la version de NAUDIN, selon laquelle "le Normand dériverait du croisement lointain du lapin sauvage domestiqué avec le Lapin de Patagonie (Géant des Flandres) importé en 1809.

"A vrai dire", poursuit-il, "il n’y a pas exclusivement de Géant Normand , mais un gros lapin, fort, bien râblé, n’ayant ni la forme ni le poids du Géant. Dans toute la Normandie, principalement dans la région de Rouen, on rencontre un gros lapin gris, d’intensité variable, de formes courtes et larges, la fourrure épaisse et brillante, l’œil vif. Il pèse environ de trois à quatre kilogrammes, mais le cas est assez rare. Ce lapin se reproduisant toujours de même forme, de même couleur et de même poids, paraît bien être un type autochtone, et ne rien devoir de ses nombreuses qualités (quantité et délicieuse chair, développement ultra rapide, rusticité à toute épreuve) à des courants de sang étranger ...." .

Dans les Cahiers du Conservatoire Jacques ARNOLD écrit : "C’est une race très ancienne dont il est difficile de dater l’apparition, du moins sous son type actuel . Pour certains, son origine viendrait d’un lapin gris que l’on rencontrait en nombre important en Normandie, berceau de la race. Pour d’autres, comme le Professeur CORNEVIN, il serait le résultat du croisement entre le Lapin ordinaire et le Géant des Flandres. Cette race, assez rare aujourd’hui en France, était pourtant bien adaptée à sa région" conclut-il.

Admise au Standard en 1919, la race est assez répandue.

 

Caractéristiques à rechercher :

Poids idéal compris entre 3,500 kg et 4,250 kg.
Taille assez limitée pour faire ressortir un type court, trapu et parfaitement arrondi.
Musculature compacte.
La tête peu volumineuse, portée par un cou peu visible, est bien collée au corps.
Les oreilles ne sont pas très larges et se terminent en forme quelques peu effilée.
Fourrure serrée , assez courte et dense. Des poils recteurs discrets aident à l’obtention de la couleur recherchée.
Couleur gris garenne atténuée de nuance légèrement roussâtre. Triangle visible.
Sous-couleur bleu ardoise foncée sur tout le corps.
Entre-couleur orangée présente sur la partie supérieure du corps. Celle-ci participe à l’expression de la nuance légèrement roussâtre à obtenir.

normand-j.c. priquet

Normand - Photo : J. C. PÉRIQUET

Papillon Rhénan

Pays d'origine : Allemagne

Ascendance : Lapin Papillon et Japonais

Importance : Assez répandue dans l'Est

 

Historique et généralités.
Cette race a été crée par Joseph HEINTZ, un éleveur de lapins Japonais de Grevenbroich en Rhénanie. Celui-ci relate qu'en 1902, un éleveur de lapins communs de son voisinage était venu chez lui pour faire saillir une femelle grise tacheté par un de ses mâles japonais. Dans la descendance de cet accouplement se trouvaient : un jeune qui ressemblait plutôt au père un autre qui ressemblait plutôt à la mère le troisième était entièrement gris et le quatrième, qui lui parut très intéressant était tacheté jaune et noir. Il se procura ce sujet pour le faire reproduire, entrevoyant l'opportunité d'une création nouvelle. Parallèlement il entreprit d'accoupler une femelle Géant Papillon noir avec des mâles Japonais et obtenait ainsi d'autres tachetés tricolores.

En 1905, il sollicita de la Fédération Cunicole Ouest Allemande, l'homologation de cette nouvelle race qu'il dénomma Tacheté Rhénan. Hélas, la description raciale qu'il fournit en 1908 dans le livre de MAHLICH, était très lacunaire et donc très favorable aux dérives qui allaient se manifester à mesure que la population raciale se répandit : les uns préféraient les lapins tachetés sans le papillon, les autres voulaient un papillon ! Pour le dessin des flancs c'était pareil, une partie des éleveurs voulaient une chaîne (modèle Papillon Anglais) les autres préféraient un dessin sans chaîne (modèle Papillon Français).

Malgré toutes ces divergences la race se développa et au fil des années le dessin sans chaîne et avec papillon prit le dessus. En 1920, la race fut admise dans le 1« standard allemand unifié ( Bundes Einheitstandard). La même année, Joseph SONNLEITNER décrivit dans le journal cunicole Allgemeine Kaninchen-Zeitung, de manière précise le dessin du Tacheté Rhénan, établissant l'orientation sélective. En gros, ce texte est encore applicable aujourd'hui.

En France, la race a été admise en 1936 dans le 3e recueil des standards édité par la Fédération des Syndicats d'Aviculture du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. Cependant, son extension a été très limitée.

J. Czeschan

 

Bibliographie : Unsere Kaninchen 1908. Allgemeine Kaninchen-Zeitung 1920

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :
Poids idéal compris entre 3,750 kg et 4,250 kg.

Corps cylindrique, équilibré, très musclé et bien arrondi.

Pelage sans longueur excessive, dense.

Les poils recteurs doivent être pou apparents.

Expression équilibrée mais aussi contrastée que possible des couleurs jaune et noire.

Bonne intensité et grande pureté des couleurs.

Marque du papillon bicolore, régulier et ourlant suffisamment le menton.

Cercle oculaire bicolore, fermé et régulier.

Une seule tache sur chaque joue, simulant une pastille colorée, suffisamment éloignée des autres marques composant le dessin de la tête. Oreilles entièrement colorées, bicolores (souvent fleuries), la démarcation basale aussi tranchée que possible.

Raie dorsale régulière, bicolore, ininterrompue de la nuque jusqu'à la base de la queue.

Dessus de la queue bicolore et intensément colorée.

Taches formant le dessin bicolore de l'arrière train bien nettes, régulièrement réparties et individuellement isolées.

Papillon Rhénan - Photo : J.P. GOLLIN

Petit Papillon

Pays d'origine : Tchécoslovaquie
Ascendance : Géant Papillon
Importance : Peu répandue

 

Historique et généralités.
Le Petit Papillon ou Tacheté Tchèque est une race "nouvelle" avec un passé presque centenaire. Elle a été sélectionnée au début du siècle par Jan Vaclav KALAL, un des fondateurs de la cuniculture thèque, à partir d'une population de lapins tachetés de la région de Tabor. C'est la plus ancienne race de ce pays où elle a été élevée de façon constante depuis sa création. Le premier Club du Tacheté Tchèque fut créée en 1913, il existe encore aujourd'hui.

A l'étranger, la race fut exposée en 1936 à l'Exposition Universelle de Leipzig. Elle fut aussi exportée en Autriche dans les années 50 et admise au standard de ce pays avec un texte proche de l'original.

C'est en 1972 qu'un éleveur allemand Arnold HIRT formula son désir de "créer" une race de Petit tacheté. Il affirmera plus tard ne pas avoir eu connaissance à cette époque de l'existence d'une race Tacheté Tchèque. HIRT prit pour base de travail des femelles Papillon Anglais dont les côtés étaient peu marqués qu'il accoupla avec un mâle Géant Papillon. Mis au courant de ce projet, d'autres éleveurs entreprirent la même démarche. HIRT exposa un parquet (4 lapins) de Petit Tacheté en 1974 à la Bundes-Kaninchenschau.

Il est prouvé que par la suite, beaucoup de Tacheté Tchèque ont été importés en Allemagne ce qui a induit une amélioration spectaculaire de la souche allemande.
En 1978, la race fut reconnue en Allemagne sous le nom de Petit Tacheté et admise au standard.
En France, la race a été reconnue en 1984 sous le nom de Petit Papillon.

Jacques CZESCHAN
Bibliographie Das Blaue Kaninchen Jahrbuch 1991
Die Tierwelt 1987 N4511190 N'5011991 N"26

petit papillon hk-verlag

 

Petit Papillon - Photo : HK Verlag -Kaninchenzeitung

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 3 kg et 3,750 kg.
Corps cylindrique et légèrement trapu.
Fourrure dense, relativement fine et souple. Une fourrure épaisse favorise l'extériorisation des marques. Des poils recteurs peu apparents concourent à la netteté du dessin.
La délimitation de l'ensemble des marques du dessin doit être le plus tranché possible.

Petit Papillon havane
Petit Papillon gris garenne
Petit Papillon séparator

Photos : Eddy MAYEUR

Vienne - Blanc de Vienne

Photo : J.P. GOLLIN

Pays d'origine : Autriche
Ascendance : lapins panachés
Importance : moyennement répandue
Standard adopté le 24 avril 1926 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 26 janvier 1927 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : Club français du lapin de Vienne
Président : Hugo PLA
25, Impasse des Oiseaux 38890 MONTCARRA
07 71 75 53 33
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Historique et généralités.
Hermann ZIEMER, le grand cuniculteur allemand, nous explique dans le chapitre qu'il consacre au Blanc de Vienne à l'intérieur du livre de Paul MAHLICH, que depuis longtemps, beaucoup d'éleveurs souhaitaient obtenir un lapin blanc avec d’autres yeux que ceux caractérisant l'albinisme, c'est à-dire d'apparence rose rougeâtre. De nombreux essais furent ainsi entrepris sans que les résultats aient été toujours concluants. ZIEMER lui-même n’est parvenu qu'à obtenir un lapin blanc aux yeux bleus, mais avec de grands tours d'yeux teintés, des taches sur la croupe et parfois aux oreilles. Avec des variations bien entendu selon les sujets, jamais il n'a pu obtenir de lapin blanc sans tache. Ces lapins furent nommés Husumer aux yeux bleus" et disparurent au cours de la guerre 14/18. Dans l’ouvrage sur les lapins de P. MAHLICH, deux photos illustrent fort bien l'état de cette population telle que l'avait obtenue H. ZIEMER. Celui-ci avait utilisé, pour obtenir ses Husumer, des Hollandais très décolorés, et dont l’hétérochromie de l'œil était tellement envahissante, qu'en fait l'œil était pratiquement atteint de leucisme et paraissait bleuté. Nous verrons plus loin de quoi il retourne exactement

Le cheminot viennois W. MUCKE, qui poursuivit le même travail de décoloration du Hollandais aux alentours de 1900, arriva, lui, à un résultat positif puisque, officiellement, il est le père du Blanc de Vienne, qui fit son apparition en 1907. Il semble que l'éleveur SCHULTZE, de Ratingen, soit parvenu aux mêmes résultats, peu de temps après, mais son élevage fut anéanti durant la Grande Guerre.

Ernest ORDEL, de Tangermude, fit venir de Vienne, en 1910, des Blancs de Vienne en Allemagne. Max HILLE, de Schonlide en Bohème, qui entretenait un très important clapier, exploita la race avec succès, et possédait alors des sujets de 6 à 7 livres bien typés.

F. SCHAEDLER rapporte dans son bel ouvrage sur les Vienne, qu’en 1912 à Utrecht (ornitophilia) deux sujets étaient présentés parmi les "autres races".

L'origine "Hollandais" du Blanc de Vienne en a fait un type plus petit que le Bleu de Vienne, ce qui est compréhensible. Toutefois des croisements pour agrandir la race furent certainement vite entrepris, ce qui eut pour effet de produire des différences de tailles et de format. Il est assez curieux de noter qu’à l'exposition de Paris de novembre 1912, deux couples de Géant Blanc de Vienne étaient inscrits. Parmi les numéros spéciaux de "Vie à la Campagne", il faut attendre 1923 pour que la dénomination Blanc de Vienne soit adoptée. Le standard présenté par Auguste de MONTAIGU fut adopté par la S.F.C. le 24/04/1926.

La race est fortement représentée actuellement en Allemagne, en Suisse et en Hollande.

Jacques ARNOLD, Extrait de "La France Cunicole" - 197O

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 4 kg et 4,750 kg.
Corps cylindrique, développement surtout marqué en largeur et hauteur.Développement musculaire extrêmement puissant et compact.
Tête forte, large, bien collée au corps.
Oreilles de texture assez forte, bien ouvertes.
Fourrure très dense, souple et assez fine, avec des poils recteurs apparents pour favoriser le reflet brillant.
Iris bleu clair pur.

vienne. blanc

 

Photo : Standard EE

Lire aussi : Présentation des Viennes par Jacques Arnold Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973

Vienne - Bleu de Vienne

Pays d'origine : Autriche
Ascendance : lapins Géants
Importance : assez répandue
Standard adopté le 24 avril 1926 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 26 janvier 1927 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.

Club de race national officiel : Club français du lapin de Vienne
Président : Hugo PLA
25, Impasse des Oiseaux 38890 MONTCARRA
07 71 75 53 33
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Historique et généralités
Nous dissocions, comme il se doit, les Bleus des Blancs. Quand il parle du Bleu de Vienne, Fr. JOPPICH nous dit que c’est une race relativement jeune. Il est certain que quand une race n'a qu'un siècle d'existence, elle est encore adolescente. C’est le propre de beaucoup de races de lapins. Les lapins bleus sont, pour leur part, apparus depuis des temps reculés et en des endroits très divers, ainsi que bien d'autres coloris. Comme l'a écrit Paul SCHLIE dans le beau livre de Paul MAHLICH, la couleur bleue n'est une particularité raciale. Le biologiste Hollandais LEUWENHOCK, au 17ème siècle, les connaissait et les décrivait.

E. JAGSCH, auteur d'un opuscule sur le Bleu de Vienne en Allemagne, signale que son grand-père possédait des lapins bleus vers 1850.

H. SCHWAAB parle dans son ouvrage de lapins bleus observés en Moravie en 1860 très fréquemment dans presque chaque maison de journaliers et d’ouvriers tisserands, autour de Heinzendorf et Zwittau. Il appartint cependant à J.K. SCHULTZ d’être reconnu comme le père des Bleu de Vienne, ou plus précisément des lapins de tonalité gris-bleu qui sont à l'origine de la race. Ces lapins bleus seraient issus de croisement entre lapins dits Lorrains et Géants en provenance de Belgique, avec apport de Béliers. On a même parlé de Lorrains Jaunes et de Géants Noirs. Dans son bel ouvrage sur les lapins de Vienne, F.SCHAEDTLER écrit que ces Lorrains n'étaient pas les mêmes que ceux que nous connaissons aujourd'hui, qui sont des Géants Papillons. La couleur bleu gris correspondait à l’une des nombreuses expressions du pelage dit "agouti-dilué".

En 1895, quinze lapins furent exposés à Vienne sous la dénomination, Géant Bleu de Vienne, ce qui était justifié puisque leur poids oscillait aux alentours de 6 kg. Il semble, du reste, que SCHULTZ recherchait plus la taille et la conformation que la couleur. C’est sous ce nom que ces lapins Viennois firent leur entrée en Allemagne en 1903. A Hambourg en 19O5, trente Vienne furent exposés. Par suite de l'orientation sélective que donna le Club International de la race quelques années après, la couleur uniforme d'un bleu soutenu fut seule retenue, et la taille un peu réduite (4,5 à 6 kg). Les leaders de ce mouvement qui permis d'assurer l'essor du Bleu de Vienne furent MM. WEIDNER, EHRENTRAUT et OTTEMANN.

On n’avait pas attendu cette époque pour parler du Bleu de Vienne dans d'autres pays européens, et déjà en 1899, Louis Van Der SNICKT, rendant compte Outre-Quiévrain de l'exposition d'Utrecht, disait que cette nouvelle race sortait d'un croisement de Géant des Flandres et d'Argentés. Le nom de Géant Bleu de Vienne, alors pratiqué, ne semblait pas satisfaire Polydore de KEGHEL, expert Belge renommé, qui considérait que ce lapin n'avait de géant que le nom. Les auteurs Belges discutèrent même de l'origine de la race, qu'ils pensèrent finalement... Belge.

Aux dires d'Eugène MESLAY, Carlos BLANK de Bréda avait encore une autre opinion. Il faisait descendre le Bleu de Vienne du Bélier Bleu, dont on aurait sélectionné tous les sujets à oreilles plus ou moins dressées pour en raire une race à oreille droite.

En Angleterre, la question avait été vite tranchée l'émersion du lapin Bleu Impérial.

J.J. LEMARIE, dans le numéro spécial sur les lapins de "vie à la campagne", paru en 1920, résume assez bien la situation en France des lapins Bleus en ce début de siècle : "La lutte d'autrefois entre les anciens et les modernes n'a pas fait couler plus d'encre qu’en ont déversé les amateurs de lapins bleus, se disputant la priorité du Bleu de Vienne et du Bleu de Beveren". Aussi curieux que cela puisse paraître aujourd’hui, on distinguait bien mal les différences entre Beveren et Vienne, en France, avant la grande guerre.

Parlant de l'exposition de Paris en 1911, dans son journal "Lapins et Cobayes", E. MESLAY écrit : "Dans le Beveren, il y avait des Vienne et vice-versa. Il est vrai que les différences qui caractérisent les deux races sont bien peu tranchées". Certains ex exposant présentaient même des Géants Bleus de Bretagne. Ce n'est qu'à Moulins en 1913 que MESLAY dit avoir vu des Vienne et des Beveren bien caractérisés. Néanmoins ce que Mlle LEMARIE a appelé la "salade des lapins bleus" se perpétua un certain temps, malgré les conseils avisés des grands cuniculteurs d'alors. Le standard établi par le Compte Auguste de MONTAIGU, fut adopté la Société Française de Cuniculture le 24/04/1926.

Ainsi qu'il a été dit plus haut, le Bleu de Vienne se développa vite en Allemagne, où on s'attacha à perfectionner l'intensité et la chaleur de la couleur tout en ramenant le type vers un format moyen. Il en fut de même en Hollande, pays qui adopta très rapidement cette race.

A l'heure actuelle, ainsi que chacun le sait, les Bleu de Vienne sont largement répandus en Allemagne, Suisse et Hollande, à un moindre degré dans les autres pays du continent.

Jacques ARNOLD, Extrait de La France Cunicole.

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 4,500 kg et 5,250 kg.
Corps cylindrique avec une musculature puissante et compacte.
Tête large, bien collée au corps, avec des oreilles robustes.
Fourrure relativement longue avec un lustre bien présent.
Couleur bleu ardoise foncé.

Photo 1 :Eddy MAYEUR
Photo 2 : Standard EE
Photo 3 : HK Verlag Kaninchenzeitung

Lire aussi : Présentation des Viennes par Jacques Arnold Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973

 

Vienne - Gris Bleu de Vienne

Vienne -Gris bleu de Vienne

Pays d'origine : Europe
Ascendance : Gris et Bleu de Vienne
Importance : peu répandue

Club de race national officiel : Club français du lapin de Vienne
Président : Hugo PLA
25, Impasse des Oiseaux 38890 MONTCARRA
07 71 75 53 33
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Historique et généralités
La teinte gris bleu est apparue relativement tôt chez le lapin domestique et elle a été souvent mentionnée dans l’histoire des races.

Selon certains auteurs, une partie des jeunes lapins nés dans les nichées issues des croisements effectués par SCHULTZ lors de la création du Géant Bleu de Vienne, étaient gris bleu. On peut présumer que s’ils avaient éveillé l'intérêt de SCHULTZ ou de son entourage, ils auraient pu constituer l’embryon d’une nouvelle race.

Ce ne fut pas le cas et ce n'est que quelques décennies plus tard que le modèle réapparut localement en Allemagne sous la dénomination de Gros Feh (Lubeck) et Honnefer Riesenfeh. Dans les années trente, la race fut admise au standard allemand sous la dénomination de Gris Bleu de Vienne et, en 1961 elle n'a plus été retenue à cause de sa faible représentation numérique.

En France, la population de Gris Bleu de Vienne est assez récente et a en grande partie été créée des croisements interraciaux.

Admise au standard français en 1989, la race est très peu répandue chez nous.

 

Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 4,500 kg et 5,250 kg.
Conformation cylindrique (ligne dorsale horizontale). Musculature puissante et compacte.
Tête forte et large avec des oreilles robustes.
Fourrure dense, relativement longue, lustrée.
Couleur gris bleu assez foncé, uniforme, à reflets cuivrés sur le manteau.
Entre couleur brun roussâtre assez large et bien délimitée.

Photo : Standard EE
Photo : HK Verlag Kaninchenzeitung
 

Lire aussi : Présentation des Viennes par Jacques Arnold Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973

Vienne - Noir de Vienne

Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Bleu de Vienne et Alaska
Importance : peu répandue

Club de race national officiel : Club français du lapin de Vienne
Président : Hugo PLA
25, Impasse des Oiseaux 38890 MONTCARRA
07 71 75 53 33
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Historique et généralités.
C’est un lapin de race moyenne d'origine allemande combinant le type du Bleu de Vienne avec la couleur de l'Alaska.

Après la première guerre mondiale, la pression des fourreurs à la recherche de grandes peaux noires engendra des dissensions parmi les éleveurs de lapins Alaska dépités par les difficultés qu'ils rencontraient dans leur travail de sélection..., visant la création d'un pelage qui ressemble à celui du Renard arctique. Certains demandaient alors que l'on abandonne cet objectif et que l’on accepte chez l'Alaska un pelage noir uniforme. Mais le Club international des éleveurs de Lapins Alaska s’y opposa fermement, persistant dans son ambition à vouloir créer une race avec un pelage noir parsemé de très nombreux longs poils blancs régulièrement répartis sur le corps.

Ainsi, au début des années 1920, des appels ont été lancés dans la presse spécialisée allemande pour demander aux éleveurs de créer un grand lapin noir, qui réunirait les qualités du Bleu de Vienne, son type, sa taille et sa fourrure, tout en suggérant que cela pouvait être un objectif pour le Club International du Bleu de Vienne.

L’appel a été entendu et, en 1925, le Noir de Vienne était créé. La race évolua positivement et connut un retentissant succès à la Reichsbundeschau de Leipzig en 1931.

Cependant, son expansion est restée modérée par la suite.

Admis dans le Recueil des standards français en 1984, le Noir de Vienne est encore peu répandu en France.

Bibliographie : Allegemeine Kaninchen Zeitung 1920-1924

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 4,500 kg et 5,250 kg.
Corps cylindrique (ligne dorsale horizontale) avec une musculature puissante et compacte.
Tête forte, large, bien collée au corps avec des oreilles robustes.
Fourrure dense, relativement longue, lustrée.
Couleur : noir profond à reflet brillant.

Photo 1 : Samuel BOUCHER
Photo 2 : HK Verlag -Kaninchenzeitung

Lire aussi : Présentation des Viennes par Jacques Arnold Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973